TF1Conso se relance sur le coupon
Source : LSA -  www.tf1conso.fr
TF1Conso propose un nouveau système promotionnel qui associe communication TV, couponnage internet et couponnage in-store.
L'opération est communiquée sur TF1 (60 spots de 15 secondes du 6 au 20 mars) et incite à aller sur le site tf1conso pour imprimer des coupons de grandes marques.
Le système est complété par la distribution de chéquiers malins
® spécifiques TF1Conso dans 400 gros hypermarchés (2 journées d'animation, 2 millions de chéquiers distribués).
Une seconde édition est prévue en octobre.
23 marques de grands groupes  participent à l'opération :
Cadbury (Hollywood), Coca-Cola (Fanta), Henkel (Mir Vaisselle, X.TRA), Laïta (Paysan Breton®), Lesieur (Isio 4), Merisant (Canderel), Neptune (VICHY Célestins), Procter & Gamble (Always, Head&Shoulders, Pringles, Swiffer) ou Unilever (Cajoline).
L'offre est commercilaisée par Highco et TF1 publicité.
Décryptage promo

L'idée n'est pas nouvelle, même si le battage médiatique opéré pourrait le laisser croire. Des opérations comparables avaient déjà été menées il y a quelques années avec les mêmes partenaires et un succès mitigé. Aujourd'hui, les conditions ont bien sûr changé avec le saut technologique du haut débit, mais aussi avec l'émergence du webmobile.
L'opération peut en tant que telle rencontrer un certain succès, compte-tenu de l'investissement réalisé ponctuellement par TF1. Succès auprès des shoppers bien sûr, mais aussi succès auprès des marques qui ont pu bénéficier d'une bonne opportunité de visibilité à un coût d'accès de phase pilote.

Mais le problème est de savoir si le site TF1conso, peut se rentabiliser dans la durée, sans boostage de sa fréquentation par un soutien TV. Autrement dit, les consommateurs sont-ils prêts à adopter une comportement de préparation de leurs achats PGC sur internet ? Cela ne nous semble pas gagné d'avance ! En effet, si internet est un bon moyen de préparation des achats de consommation durable ou de services, ce n'est plus le cas pour les produits de grande consommation. Ainsi, beaucoup d'expériences, il est vrai sans gros moyesn, ont été sans suite, faute de rentabilité.
Le webmobile, ou plutôt le "terminal numérique nomade" pourrait toutefois changer la donne à terme. Surtout si le mobile est utilisé comme mode de paiement sans contact avec interaction avec des historiques de consommation. Il ya là sans doute des places à prendre. Et TF1 en a les moyens. Mais en  a-t-elle la légitimité ou  et l'adaptabilité nécessaire ?


 
Danone s'engage pour les Restos du Cœur
Source : http://www.danoneetvous.com/restoducoeur.html
Danone, outre la communication sur une opération de produit partage (1 repas offert pour 4 produits achetés) met en valeur deux actions sur laquelle la marque est plus discrète : l'aide à la collecte nationale (3000 salariés volontaires de Danone et Carrefour) et surtout l'aide à l'insertion et le mécénat de compétences apport d'expertise aux bénévoles des Restos du Cœur et proposition d'empolis à des personnes en réinsertion).
Décryptage promo

Faut-il qu'une entreprise parle de ses actions de mécénat humanitaire, avec le risque d'apparaître comme exploitant des causes dans une optique mercantile ? faire en quelque-sorte du "charity-washing" ? Ici, l'information sur les actions de mécénat, avec implication du personnel, justifie en quelque sorte l'honnêteté de la démarche plus commerciale de l'opération de promo partage. Mais celle-ci est aussi un bon moyen de montrer l'implication concrète de l'entreprise, avec des repas offerts. Tout nous emble donc assez cohérent et s'inscrire aussi dans la durée. Sur le fond, l'entreprise n'a pas non plus à cacher son action, quand cela fait partie d'une politique générale, avec implication du personnel. L'entreprise n'est pas seulement un fabricant mais aussi une communauté avec ses propres valeurs qu'elle doit exprimer. Et c'est bien sûr un facteur fort de fidélisation et d'entretien de la relation client. On apprécie ainsi une marque si on partage ses valeurs.


 
La PLV en chute en 2009
Source : Popai - mars 2010

En 2009, la PLV est durement touchée (-11,8%) dans la crise générale du marché de la communication (-9%).

Les perspectives 2010 sont prudentes et les acteurs anticipent une année de stabilisation à bas niveau d’activité .

Ces résultats correspondent à un double effet : la réduction drastique des dépenses de communication des annonceurs associée à la volonté de maintenir un pression publicitaire importante.

Décryptage promo

Des transferts inter moyens de communication se font vers les moins « coûteux ».

A l’intérieur d’un moyen les prestations deviennent moins sophistiquées

La cosmétologie, fondamentale pour la PLV a durement plombé l’année, des signes de redémarrage sont toutefois visibles sur ce marché.

Compte tenu de ce dernier point, le marché de la PLV semble se resserrer sur le marché intérieur.
On peut espérer qu'à moyen terme, le développement de l'intérêt pour les opérations de théâtralisation ou plutôt de scénarisation de marque ainsi que l'impact des nouvelles technologies (écrans, etc.) redonne du souffle à ce marché.


 
Intermarché fait la promotion des entreprises régionales
Source : http://www.intermarche.com/portes_ouvertes_pme
Intermarché organise un opération portes ouvertes auprès de 300 fournisseurs, PME régionales.
Le client peut ainsi choisir les entreprises  qui l'intéressent sur une carte et prendre contact avec elles pour l'organisation de la visite
Décryptage promo

Intermarché a l'habitude de mettre en avant ses fournisseurs régionaux, notamment dans ses prospectus. Cette opération va encore plus loin en établissant un lien direct avec ceux-ci; C'es cohérent d'un point de vue stratégique et pertinent dans le contexte actuel qui redonne de l'intérêt au local.


 
Procter vend au prix d'avant l'euro
Source : LSA - 11 mars 2010
Procter & Gamble fait une  offre exceptionnelle, à savoir vendre ses grandes marques à des conditions exceptionnelles, le prix d'avant l'euro ... avec en mous al qualité 2010.
Originalité : le soutien TV de l'opération avec 120 millions de contacts.
Décryptage promo

Le thème du prix d'avant l'euro avait déjà été utilisé par P&G, mais pas, à notre connaissance, avec la même médiatisation. L'opération devrait être perçue comme attractive dans la mesure ou les shoppers sont persuadés d'avoir subi des hausses de prix considérables au moment du passage à l'euro. Ce qui n'a d'ailleurs pas été démontré sur les PGC.
Mais est-il pertinent d'exploiter un tel sujet s'il est resté douloureux ? On peut se poser la question.
Les shoppers ne risquent-ils pas de considérer que c'est la moindre des choses venant de sociétés qui se seraient enrichies en abusant de la situation ?
En corollaire, les enseignes vont-elles accepter de créer l'événement en magasin, comme le suggère P&G, alors qu'elles ont largement été montrées du doigt comme génératrices d'inflation ?


 
Gillette reprend les vieux rasoirs
Source : e-mailing - mars 2010
Chez Cora, votre rasoir Fusion est gratuit en échange de votre ancien rasoir Gillette.
L'opération est rendue possible par la présence d'une animatrice.
Les modalités de gratuité ne sont pas indiquées : Bon de réduction, offre de remboursement, réduction paramétrée, cadeau ?
Décryptage promo

Le principe est bien sûr excellent pour une marque qui gagne de l'argent sur ses consommables.
A noter que l'offre n'est valable que sur les anciens rasoirs Gillette. Les marques concurrentes ne sont pas concernées, sans doute pour des raisons juridiques.
Le principe de la reprise, sous des formes diverses, nous semble une voie intéressante à explorer, comme le montre aussi l'exemple des brosses à dent SignaL


 

Les annonceurs face au marketing participatif et mobile
Source : baromètre UDA/OpinionWay 2010 de l'e-marketing – mars 2010

 L'enquête révèle l'enthousiasme des annonceurs pour les actions de marketing collaboratif désireux de placer le consommateur au centre des dispositifs et leur percée - et intentions - sur le marché du marketing mobile. Comme en 2009, la complémentarité des canaux reste un axe stratégique pour les annonceurs avec une intégration du on-line plus marquée - toujours motivée par des raisons budgétaires - qui se matérialise le plus souvent par l'e-mailing même si son utilisation tend à régresser au profit de l'e-newsletter.

Le marketing participatif
Ce sont surtout les actions online de type collaboratif qui intéressent les annonceurs, faisant fi des doutes qui pouvaient jusqu'alors les habiter. Déjà plus de la moitié (51% exactement) sont présents sur les réseaux sociaux ! Et à l'avenir, la parole sera largement donnée aux consommateurs au travers de l'explosion des blogs, mini-sondages, plateforme d'échange communautaires qui, en sus des réseaux sociaux, seront mis en œuvre par près d'un annonceur sur deux ! Car pour 80% des annonceurs qui les utilisent ou qui comptent les utiliser, ces outils leur donnent le moyen de développer leur complicité avec le consommateur et de mieux le comprendre.

Le marketing mobile
Déjà utilisé par 16% des annonceurs en complément du on ou du off-line notamment sur des cibles jeunes et/ou fidèles, le marketing mobile devrait voir son exploitation tripler comme le prévoient 47% des répondants.

Ceux qui le pratiquent déjà réalisent pour la plupart des opérations par SMS (80%) ; les applications mobiles devraient constituer la plus grande marge de progression (de 37% à 67%) au détriment des sites mobile annoncés en recul (de 70% à 52%).

Les grandes tendances
Aujourd'hui près de 9 annonceurs sur 10 ont intégré les actions on-line dans leur stratégie de communication et 19% d'entre eux ont choisi de les mener en exclusivité (pure players), un taux en forte progression par rapport à 2009 (11%). Cependant, les annonceurs préfèrent déployer des stratégies multicanales on/off/mobile, la mixité se faisant principalement entre les canaux on-line et off-line qui représentent 56% du total. C'est la complémentarité des canaux plutôt que la substitution qui continue à être largement privilégiée par 90% des annonceurs (vs 87% en 2008 et 2009).

Sans surprise, 92% des annonceurs qui privilégient le on-line dans leurs actions de communication le font pour des raisons de coût. Loin derrière (58%), la simplicité et la rapidité de mise en place des opérations on-line arrivent en deuxième position. A la différence de l'an dernier, d'autres critères de choix comme "répond aux exigences de développement durable", l'efficacité, le meilleur ciblage ou la plus grande créativité n'émergent plus comme arguments de poids dès lors que la question impose une priorisation des réponses.

Les annonceurs préconisent le on-line pour la fidélisation et l'envoi d'e-newsletter ainsi que pour les envois massifs. Le off-line reste le canal de choix pour un envoi de catalogue. Le on-line et le off-line sont utilisés indifféremment auprès des consommateurs à fort potentiel et pour les envois personnalisés. Sur une cible de clients fidèles, tous les canaux sont exploités.  

L'e-newsletter en voie de se substituer à l'e-mailing ?
Parmi les outils mis en place sur le web, l'e-mailing reste l'outil privilégié avec 89% d'acteurs. Mais l'e-newsletter rattrape progressivement son retard, atteignant 78% (+7 points vs 2009) pour, à l'avenir, être au coude à coude de l'e-mailing (79% vs 80%). Rappelons que l'e-newsletter permet de véhiculer un contenu beaucoup plus riche en offrant un large espace informatif tout en véhiculant plus d'émotions (images, vidéos...) que l'e-mailing. L'usage de ce dernier semble revu à la baisse dans le futur, en raison certainement des problèmes de délivrabilité et d'ouverture des mails (saturation des internautes), au profit d'autres outils moins intrusifs comme les catalogues, les sites web consommateur ou les services offerts de type "pull" (flux RSS, widget, podcast...), le tout devant progresser de façon à concerner près d'un annonceur sur quatre.


le décryptage de
Philippe Ingold

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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