FidMe, une application qui
remplace les cartes
Source : LSA 8 décembre 2011 -
http://www.fidme.fr/ |
Il fallait y penser : Les cartes de
fidélité encombrent vos portefeuilles. Avec cette appli, vous scannez ou
téléchargez les cartes traditionnelle sur votre mobile. Et en caisse, vous
vous contentez de présenter votre mobile en affichant bien sûr la bonne
enseigne.
L'appli est déjà utilisée par 800 000 personnes, avec 30% de clientèle
active.
L'application est utilisable sur pratiquement tous les modèles de
mobiles existant.
La base compte déjà 2 000 cartes de fidélité. |
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Décryptage promotion de
Philippe ingold
Le succès est inattendu pour les
concepteurs de l'application, l'éditeur de logiciels Snapp'. Il s'agissait
au départ de démontrer aux enseignes que les shoppers étaient prêts à
utiliser une forme digitalisée des cartes de fidélité. Cela semble réussi.
On peut s'attendre à l'enrichissement des fonctions de FidMe : prospectus,
bons de réduction ? La technologie ne semble pas révolutionnaire, mais
l'utilité est évidente. On peut imaginer que FidMe évolue vers une fonction
de portail des systèmes de fidélisation.
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Le retour de la coopération
commerciale
Source : LSA - 8
décembre 2011 - Etude Advantage |
Pour ne pas effrayer les lecteurs,
précisons que la coopération commerciale doit s'entendre dans son sens
littéral et non dans son acception purement financière ! Ce ne serait
d'ailleurs pas un retour ...
La société d'étude Advantage intervient depuis 7 ans sur l'optimisation des
liens industrie-commerce. Son étude annuelle auprès de 500 décideurs de la
distribution portent sur leurs attentes auprès des fournisseurs. Si les
premières priorités portent sans surprise sur les niveaux de marges, la
compréhension des objectifs, on voit monter les attentes de coopération :
- soutien des initiatives marketing et de comarketing (4ème priorité vs 6ème
en 2010)
- demande de business plans conjoints (6ème vs 12ème)
- programmes sur mesure pour aider à la différenciation (8ème vs 14ème)
- gestion efficace des opérations promotionnelles (9ème vs 15 ème) |
Décryptage promotion de
Philippe ingold
Les enseignes ont bien sûr besoin des
marques pour se différencier. Cela passe par des opérations personnalisées
et originales, mais aussi par une exploitation plus intelligente des NIP.
Certes quelques enseignes, que nous ne citerons pas, ne cherchent que le
financement d'opérations hard-selling. Les autres seront de plus en plus
ouvertes à des propositions fondées sur des analyses marketing et se
libérant des stratégies promotionnelles indifférenciées.
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Auchan et la promosong
Source : LSA - 8 décembre 2011 |
Auchan vient de recevoir un trophée
2011 de l'innovation LSA pour ce nouveau mode de communication de la
promotion.
Le principe général est de communiquer les offres fortes des 25 jours sous
forme de chanson. C'est la promosong. Il a été créé un groupe musical
loufdingue, les codebarrés qui interprètent une série de 43 spots musicaux
en onze styles musicaux. La campagne est déclinée en radio, bien sûr, en
prospectus, affichage, mails viraux, bannières, réseaux sociaux et
théâtralisation point de vente. L'image prix aurait fait un bond de 3,6
points depuis novembre 2010. |
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Décryptage promotion de
Philippe ingold
L'objectif général est de redonner aux
courses et à la promotion un bénéfice de distraction. C'est aussi un moyen
de différenciation et de renforcement du capital de sympathie de l'enseigne.
Sur le plan de la communication, l'intérêt est l'utilisation de dispositifs
interactifs, tout en s'appuyant sur une combinaison habituelle offre hard-selling
+ prospectus. L'objectif semble atteint. Et on peut apprécier le risque pris
par l'enseigne. A long terme, on peut s'interroger sur l'usure probable d'un
mode de communication, plutôt kitch, qu'il faut interpréter au second degré.
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Mir-Laine et les petits bonnets
verts
Source : observation magsin - site web http://ems8.net/ |
Mir-Laine reverse 0,30 € au Secours
populaire pour tout achat d'un flacon de lessive muni coiffé d'un bonnet
vert. Les sommes reversées doivent aider l'association à mener son action
des "Pères Noël verts".
Le bonnet vert peut servir de décoration à sapins. |
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Décryptage promotion de
Philippe ingold
Les actions de reversement à une
organisation caritative sont maintenant assez courantes. Elles ont notamment
pour objectif de fidéliser les consommateurs qui partagent les mêmes
valeurs. Les marques qui utilisent ce mécanisme doivent résoudre deux
problèmes. Celui de la visibilité et celui de la crédibilité de l'engagement
de la marque. Certaines opérations d'envergure menées par des groupes comme
Procter & Gamble ou Danone (Restos du cœur, vaccination Unicef) font l'objet
d'un gros soutien en prospectus. Mais sur des opérations plus limités, comme
celles-ci, la marque doit trouver un élément "signal" qui provoque la prise
en main et la compréhension de l'offre. L'originalité du bonnet vert génère
bien une surprise et une interrogation. Deuxième problème à résoudre, celui
de la valeur de l'engagement de la marque. Les consommateurs sont souvent
sceptiques vis à vis de telles actions menées par des multinationales ! Si
la réalité du don n'est pas mis en doute, les motivations de la marque
n'apparaissent pas toujours sincères et désintéressées. En offrant cet objet
symbolique et porteur d'affect, la marque résout le problème de façon
élégante.
Reste que nous trouvons la scénarisation de l'opération un peu timide. Elle
pourrait faire l'objet de nombreuses déclinaisons en magasin et aussi être
supportées par l'ensemble du portefeuille de marque d'Henkel. Il est vrai
que l'on perdrait alors la cohérence entre la générosité de l'action et
l'image de douceur de cette marque.
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Otto Office et le Père Noël
Source : http://www.otto-office.fr/ident/id_ope.cgi?xtor=8126 |
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En cette période de fin d'année le
fournituriste, filiale des Trois Suisses, propose un programme ponctuel. Sur
6 paliers d'achat allant de 149 € à 4 999 € HT, le client peut obtenir des
cadeaux allant d'une station d'accueil Iphone à un Ipad !
Petite astuce : les dotations sont en fait constituées par des chèques
cadeaux 3 Suisses permettant d'acheter les produits annoncés. par exemple 50
chèques cadeaux de 10 € pour le montant de 4 999 € HT.
L'opération est communiquée par e-mail
auprès des clients d'Otto-Office et sur le site web. |
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Décryptage promotion de
Philippe ingold
La valeur des cadeaux est donc
inférieure à 10 % du prix de vente HT, soit environ 8,4 % du PV TTC.
Rappelons ici que la législation sur les ventes à prime ne concerne pas les
professionnels. L'ancienne limite des 7 % ne s'appliquait donc pas.
Sur un plan marketing, l'opération répond à un objectif de stockage chez les
clients. Ceux-ci peuvent y trouver un intérêt pour limiter leurs bénéfices
sur l'année en cours. Et en outre, bien sûr, profiter de cadeaux qui seront
utilisés à titre personnel.
Les fournituristes sont de très gros utilisateurs de la technique de primes.
En règle générale, un objet, d'une valeur de 10 ou 20 € est offert en
prime pour une commande de moins de 100 €. Ceci ne prête donc pas à
conséquence. Ici, le problème est différent, puisque le bénéficiaire à titre
personnel de l'offre peut recevoir jusqu'à 500 €. Est-ce un avantage en
nature à déclarer ? L'opération pourriat-elle être requalifiée en cadeau ?
avec les implications fiscales afférentes ?
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Grandfrais offre un kilo de
clémentines
Source : distribution
boîtes aus lettres - novembre 2011 |
L'enseigne spécialisée dans les
produits frais fait une offre de trafic attractive : un kilo de mandarines
offert pour l'achat de 30 € minimum dans le magasin.
Cette offres est notamment véhiculée par un sac en papier kraft distribué
dans les boîtes aux lettres du bassin de chalandise de l'enseigne. |
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Décryptage promotion de
Philippe ingold
L'offre est en tant que telle
attractive et a déjà été utilisée par Grandfrais. Pour créer du trafic de
découverte, plutôt que de proposer une réduction ou un bon d'achat,
l'enseigne préfère offrir du produit qui positionne son enseigne et
participe à la construction de la relation client. Le bénéfice promotionnel,
tout en restant économique, devient aussi largement hédonique.
L'opération est plutôt moins coûteuse qu'un bon d'achat d'un taux habituel
de 20 %. En revanche, cela pose des problèmes logistiques et d'organisation.
Mais l'enjeu en vaut la chandelle !
Maintenant, l'originalité réelle de l'opération vient du support utilisé :
un sac en papier kraft distribué en boîtes aux lettres ! L'impact et la
mémorisation de l'opération devient ainsi beaucoup plus forte. Le support
est qualitatif et évoque l'univers du marché. Pour le consommateur l'offre
devient beaucoup plus concrète qu'avec un tract classique. |
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Bridélice offre un tablier de
cuisine
Source : observation
magasin - Géant Casino - novembre 2011 |
Pour l'achat d'un lot de sauce
bechamel et de 5 € d'achat de légumes frais dans le magasin + 4 timbres,
vous recevez un tablier de cuisine, pouvant aussi être obtenu pour 15 €,
sans preuves d'achat
L'offre est véhiculée sur un stop-rayon avec flyers en libre service. |
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Décryptage promo de
Philippe ingold
Notons tout d'abord l'originalité du
support, peu utilisé pour véhiculer des offres de primes différées...
L'originalité principale est liée au mécanisme : prime différée ou prime
autopayante (en raison d'une participation financière sous forme de timbres)
? Si on penche pour la prime, on voit que sa valeur (15 €) est supérieure
aux achats réalisés, ce qui est rendu possible par le nouveau droit de la
promo.
Autre originalité, son caractère croisé avec des produits frais
complémentaires, avec des effets de communication sur l'usage de la marque,
principe déjà observé avec des ODR. Et pour l'enseigne, une incitation à
circuler dans le rayon légumes frais ! |
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J'aime le saucisson
Source : http://www.jaimelesaucisson.fr/ |
Aoste annonce la transformation de son
site. D'un site de groupe plutôt institutionnel articulé autour de la
marque, on passe à un site univers, plutôt ludique et populaire et
spécialisé dans la promotion du saucisson.
Mais, parallèlement le groupe annonce la création d'un nouveau site Aoste et
d'un club gourmet, s'intéressant au jambon cru, de façon beaucoup plus
qualitative
http://www.club-gourmet.aoste.fr |
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Décryptage promotion de
Philippe ingold
Ceci est un bon exemple de l'évolution
des premiers sites de marque assez institutionnels vers des approches plus
centrées sur les univers et orientées vers le consommateur. Dans ce cas, les
deux univers de produits, saucisson (populaire, convivial, pic-nic,
vin rouge, etc.) et jambon cru (dégustation, gastronomie) n'étaient guère
compatibles. La création de deux sites rendent la communication web plus
ciblée et pertinente. |
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