Comment les shoppers s'adaptent à la crise
Source : LSA - 12 mars 2009 - Etude Ipsos
L'étude réalisée par Ipsos dans les grands pays occidentaux est claire : les shoppers vont acheter plus souvent des produits en promotion, des marques de distributeurs et des marques de hard-discount .... Au détriment d'achat de grandes marques, même si celles-ci disposent encore d'un socle solide (58 % autant et même 14 % plus).
Mais ceci cache un certain nombre de disparités catégorielles. Les catégories les plus visées sont celles réputés comme médiocres pour la santé. Ceci se faisant au bénéfice des fruits et légumes du bio ou de l'éthique. Par ailleurs, le même shopper peut réagir différemment selon les catégories, en fonction bine sûr de l'apport réel de la marque par rapport aux marques distributeurs et hard-discount.
 

Dans les trois prochains mois, pensez -vous acheter des ...

  produits en promotion grandes
marques
marques de distributeurs  marques de
hard-discount
  France Total France Total France Total France Total
plus souvent 66 % 57 % 14 % 11 % 34 % 30 % 45 % 36 %
autant 33 % 41 % 58 % 62 % 60 % 64 % 48 % 58 %
moins souvent 1 % 2 % 28 % 27 % 6 % 6 % 7 % 6 %
Etude Ipsos - janvier 2009 - France, Allemagne, Italie, Espagne, Grande-Bretagne et Etats-Unis
Décryptage promo

Première évidence : la promotion des ventes est un des moyens à disposition des marques pour résister à la montée des marques distributeurs et hard-discount .... Mais si les marques multiplient des opérations de cassage de prix, c'est la rentabilité des entreprises qui va être mise en cause et aussi la crédibilité des marques
Deuxième évidence : Si les marques ont une vraie valeur et/ou elles ont su maintenir des propositions raisonnables, elles résistent mieux. Au delà donc de stratégies de repositionnement à effets lents, les marques ont la possibilité de se redonner de la valeur en développant des promotions qui ont du sens. Et du sens lié aux préoccupations d'aujourd'hui : l'alimentation saine, le développement durable, la solidarité, le co-développement etc.


 
Les annonceurs face à la crise
Source : Stratégies - 2 avril 2009 - Etudes UDA - TNS Sofres
Trois études faites récemment auprès des annonceurs par l'UDA  montrent des évolutions intéressantes sur les stratégies de communication. 80 % des annonceurs pensent que leur entreprise devrait pâtir de la crise. 60 % déclarent donc réduire leur budget cette année. Les médias les plus touchés seraient par ordre décroissant : la PQR, les magazines, l'affichage, la radio et la TV. Jusqu'ici rien de très étonnant, sinon la dernière position de la TV.
Plus intéressante est la prise de conscience de la nécessité d'innover en termes de stratégie média (60 % également). Pas seulement dans les domaines aux retours sur investissement rapides comme la promotion ou la relation client, mais aussi sur les stratégies de distribution et de positionnement de marque. Côté supports, l'innovation passe prioritairement par la combinaison des moyens médias et hors-médias. La communication ne peut plus faire l'impasse sur une réflexion de fond sur le choix des supports et des contenus (en ligne, hors-ligne et mobile).
Décryptage promo

Ces études ne sont pas inintéressantes  en ce qu'elles montrent que la crise pourrait être un facteur d'accélération de processus en cours, déjà largement mis en œuvre par de nombreux professionnels. Il faut toutefois noter que les "annonceurs" interrogés sont le plus souvent des responsables de communication ou médias de grosses entreprises qui reproduisent des modes de raisonnement traditionnels, fortement influencé pas les lobbies des médias. Ainsi la combinaison des moyens médias et hors-médias est une tarte à la crème qui reflète la volonté des groupes de communication de contrôler tous les investissements de communication, tout en maintenant la domination des schémas publicitaires traditionnels. Aujourd'hui, la problématique des marques n'est pas de faire un peu de "on-line" en plus des moyens traditionnels (curieusement baptisés "off-line", alors qu'ils restent très dominants). Elle doit être de trouver des nouveaux modes de relation originaux et exclusifs avec leurs consommateurs et qui seront développés dans de nouvelles stratégies médias. Celle-ci devront partir du problème de communication posé et des points de contacts privilégiés de la marque pour développer une combinaison de mass-médias, de médias expérientiels et de médias points de vente. Des exemples ? le coaching de Spécial K, On vote tous pour Danette ....
Dans ces dispositifs doivent intervenir bien sûr des modes d'action promotionnels, mais aussi un mode de réflexion habituel en promotion des ventes, à savoir quelle proposition peut générer des changements de comportement du consommateur ....


 
Carrefour invente le bon d'achat aléatoire
Source : prospectus Carrefour - 17 au 25 mars 2009
Vous retirez une carte-jeu sur une borne située à l'entrée du magasin (en fait une hôtesse s'en charge pour éviter les oublis).
Vous choisissez des produits partenaires (plus de 5000, y compris des MDD et des produits d'équipement !).
Vous bénéficiez automatiquement de 10 % en économie (bons d'achat utilisables dès le lendemain) sur les produits partenaires achetés.
Avec un peu de chance, ce pourcentage d'économie peut passer à 15, 20, 50 ou 80 % !
Les chances de gain ne sont pas négligeables puisque ce sont 6,6 millions de "lots", dont 400 000 à 80 % qui sont mis en jeu.
L'opération fait bien sûr l'objet d'un prospectus thématique et d'un soutien média important, notamment en radio.
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L'opération est innovante, spectaculaire et puissante. Elle est également accessible en raison des nombreux produits partenaires participants. Elle reste assez claire et bien communiquée. Techniquement, il s'agit d'un jeu, puisqu'il ya intervention du hasard. Elle récompense plutôt les gros acheteurs. On peut se poser la question de la pertinence de la présence de produits d'équipement (électroménager, TV, informatique, etc.). En effet, il est douteux que le shopper déclenche une décision d'achat non prévue sur la base d'un gain aléatoire sur des montants importants. Dans ce cas, il y a un simple effet d'aubaine .... De façon générale, il est évident que cette opération  va avoir des effets en termes de création de trafic, de ventes et d'image prix de l'enseigne. Mais avec un risque important selon nous, lié au principe du hasard : une enseigne peut-elle faire dépendre son image prix, élément fondamental de son positionnement, d'un effet casino, par principe aléatoire, ponctuel et injuste ?


 
Monoprix et sa stratégie relationnelle
Source :  Marketing Direct - Mars 2009
Cet entretien avec la responsable stratégie des moyens marketing et CRM chez Monoprix donne des éléments d'information plutôt intéressants sur la stratégie relationnelles de cette enseigne.
Monoprix développe un CA de 3575 € Ht avec 319 magasins dont 278 Monoprix, présent dans 85 % des villes de plus de 50 000 habitants. La fréquence de visite est importante, avec 800 000 clients qui fréquentent Monoprix chaque jour.
La carte de fidélité "M", lancée en 2004 compte 2 millions de porteurs dont 80 % de femmes. La carte de paiement Cofinoga n'a elle que 50 000 porteurs. Le panier moyen est de 15 € et il double chez les porteurs de carte. 80 % des consommatrices présentent leur carte à chaque passage en magasin.
La carte propose de nombreuses réductions spécifiques et des S'Miles (4 € = 1 S'miles). Plus original, la livraison gratuite dès 50 € d'achat.
La base de données est activée plusieurs fois par mois par mailing, e-mailing et SMS. L'enseigne reconnait toutefois que la base n'est pas assez importante pour développer une vraie stratégie on-line.
Le site reçoit les visites d'environ 300 000 visiteurs uniques chaque mois. Les rubriques les plus consultées sont celles  liées à l'actualité de la carte, la consultation du compte.
Bien sûr, l'enseigne communique avec des prospectus : un hebdo sur l'offre alimentaire et un bimensuel sur une offre miniprix. S'y ajoutent des catalogues en libre-service sur les offres textile et l'engagement spécifique de l'enseigne sur le développement durable.
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Monoprix est une des dernières enseignes à avoir lancé sa carte de fidélisation, mais celle-ci a une pertinence forte, compte-tenu des caractéristiques de sa clientèle. De façon plus générale, les chiffres donnés en termes d'utilisation montrent bien l'appropriation du système de fidélisation par les shoppers, et en un temps relativement court. Autre remarque : le site internet est essentiellement utilisé comme moyen d'information sur l'actualité de la carte. On peut donc avancer que l'internet, outre ses fonctions de recherche d'informations est encore loin de constituer un moyen de relation privilégié avec les shoppers. Les outils papier ont donc encore un grand avenir. Le basculement des programmes vers le tout web n'est donc vraiment pas d'actualité ....


 
Danette fait gouter avant de voter
Source : LSA - 2 avril 2009 -  http://www.nouvelledanette.com/
Après 3 éditions, l'opération "On vote tous pour Danette" est maintenant bien connue.
Pour en renouveler l'intérêt, Danone propose un mécanisme tout à fait innovant, à savoir un vote après dégustation réelle. Concrètement Danone met en place en avril deux parfums dans les points de vente (choco-noisette et cappuccino). Les internautes sont appelés à voter sur internet. Le parfum gagnant sera annoncé le 14 juillet.
Le parfum non retenu sera supprimé des linéaires en septembre.
Le dispositif est soutenu, bien sûr, par une campagne Internet, mais aussi par une campagne TV et des kits d'animation dans 1 600 points de vente (PLV, BR). Un jeu concours offrira en outre un voyage à Hollywood.
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L'opération était déjà un énorme succès de "marketing participatif" : 400 000 participants la première année, puis 1 million puis 2 ..... Ce succès a permis d'imaginer ce nouveau dispositif tout à fait innovant et de surmonter l'obstacle du double référencement, avec un objectif d'abandon de l'un des parfums. D'où un très grand succès à prévoir, sur la base du renforcement de l'expérience client et un bruit médiatique important. Avec ce nouveau développement, Danette va montrer définitivement la pertinence et la force de dispositifs "promotionnels" (au sens large) par rapport à des schémas de communication classiques.
On peut avancer que les stratégies de communication gagnantes (et économiques) seront de plus en plus articulées autour de modes d'action relationnels originaux et pertinents par rapport à la marque.


 
Carrefour fait des offres de fidélité personnalisées
Source : mailing mars 2009

Carrefour utilise l'envoi de son chèque fidélité pour faire au bénéficiaire des offres en bons d'achat de 10 ou 20 % sur plusieurs catégories de produits (charcuterie, produits laitiers frais, DVD) et la MDD Carrefour sélection. L'économie est obtenue par présentation du coupon et de la carte de fidélité ou pour tout paiement avec la carte Pass Mastercard.

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C'est bien sûr assez rationnel d'utiliser le système d'envoi du chèque de fidélité, coûteux par nature, pour faire des offres complémentaires aux bénéficiaires. Les offres sont présentées comme "juste pour vous". S'agit-il donc d'offres définies en fonction d'historiques de consommation, ce qui serait intéressant, mais assez peu probable vu l'analyse de nos achats. Il s'agit plus probablement d'offres présentées comme privilégiées mais répondant à des objectifs de développement catégoriel ou marques pour l'enseigne ...
Remarques secondaires : une présentation utilisant les codes habituels des BR (notamment une présentation horizontale) aurait sans doute été plus claire et donc efficace. Par ailleurs, l'automaticité de l'attribution de l'économie avec la carte Pass Mastercard (encore peu diffusée) génère un effet d'aubaine pour le porteur, mais sans modification de son comportement d'achat.


 
Danone et Carrefour soutiennent les restos du cœur
Source : prospectus Carrefour - 17 au 25 mars 2009
Du 17 au 25 mars, pour l'achat de cinq produits du groupe Danone, les groupes Carrefour et Danone s'engagent à offrir un repas aux Restaurants du Cœur. En outre, Carrefour s'engage à assurer des formations gratuites et à réserver des postes, CDD ou CDI à des personnes en difficultés.
L'offre porte sur les principales gammes de Danone: 10 produits frais, 10 produits de nutrition infantile et 4 liquides, présentée sur 3 pages, outre la page d'information très complète ci-contre.
A noter qu'en parallèle, Procter & Gamble propose une opération comparable  sur Ace, Bonux, Alldays, Oral B, Ariel, Pampers, Gillette et Sensitive. Le repas gratuit est déclenché sur 1, 2 ou 3 achats de produits, selon leurs valeurs. Et Carrefour double le nombre de repas offerts les 18 et 20 mars. Mais l'opération est présentée sur une seule page et sans explication complète.
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La promesse de don est concrète et significative et donc susceptible de modifier des comportements d'achat. Elle ajoute aussi et surtout des valeurs de générosité et de responsabilité sociale aux marques Danone et Carrefour, enjeu aujourd'hui important. Cela vaut donc la peine de consacrer une page pour présenter et valoriser l'opération.
En revanche l'offre P&G, tout aussi généreuse, mais mal présentée, n'aura pas les mêmes effets. Les Restos du Cœur bénéficieront également de repas gratuits mais déclenchés par des shoppers mal informés de l'offre (au moins en prospectus) : Peu de changements de comportements d'achat donc et peu de bénéfices en termes d'image.


 
Hansaplast et la Croix-Rouge font opération  commune
Source : LSA - 5 mars 2009
Hansaplast et la Croix-Rouge s'associent pour faire une offre très originale : une trousse de premier secours co-brandée avec 1,50 € reversé à la Croix-Rouge française.
Cette offre est programmée sur les mois de mai et de juin, avant les vacances, avec un soutien radio et une PLV très impactante. Hansaplast propose en outre des sacs coupons : 200 BRI de 2 € pour 2 produits achetés.
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On peut parler ici d'un véritable co-branding promotionnel et non seulement d'une offre de "produit-partage", avec le simple reversement de cash à une association caritative passive.
Ici, il y a d'abord la création d'un véritable nouveau produit qui apparait comme une évidence : une trousse de premier secours, constituée de produits Hansaplast mais qui n'a de légitimité qu'avec la signature de la croix rouge.
Ceci n'est-il pas une voie à suivre pour développer des offres promotionnelles qui ont du sens ?


 
Intermarché et le grand jeu pour la planète
Source : prospectus  Intermarché - 17 au 28 mars 2009
Intermarché organise un jeu de révélation avec carte à gratter en faisant gagner des cadeaux "nature" : une voiture hybride, 1500 simulateurs d'aube et 80 000 économiseurs d'eau.
Les cartes à gratter sont remises pour tout achat d'un produit partenaire de l'opération, de marques équitables, bio ou écologique, marques nationales ou distributeurs.
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L'opération se distingue avant tout par sa thématique de développement durable, fondée sur des dotations adaptées, des marques partenaires légitimes et une communication prospectus assez forte. Ce type d'opération mené par des enseignes n'est pas si fréquent et doit donc être noté, d'autant que le contexte est plutôt propice aux offres prix.


 
Intermarché soutient les innovations
Source : prospectus Intermarché - 3 au 14 mars 2009
Intermarché soutien l'innovation pour tous. Et tente de les rendre accessibles en annonçant des prix bas sur des dizaines de nouveautés, avec jusqu'à 15 % d'avantage carte.
En fait ce sont une vingtaine de produits qui font l'objet d'une mise en page particulière sur fond noir, d'une taille importante (jusqu'à la pleine page), d'un petit descriptif technique et le plus souvent du logo jusqu'à 15 % d'avantage carte. La mention "l'innovation pour tous" est située sur la plupart des pages paires et couvre aussi bien les nouveautés que des produits habituels.
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On ne peut qu'approuver la volonté d'une enseigne de mettre en valeur des innovations, même si la plupart d'entre elles ne sont guère que des nouveautés se caractérisant par des changements de formules ou de variétés. Elle rend ainsi un vrai service stratégique aux marques. On peut toutefois s'interroger sur le choix se ce thème par une enseigne dont la vocation est plutôt le discount. Surtout, n'y aurait-il pas lieu de donner à ces innovations un véritable avantage concurrentiel, soit en termes économiques (avantage carte vraiment significatif ou autre technique) ou encore par une scénarisation exceptionnelle ?


 
Super U propose le paiement en points fidélité
Source : prospectus Super U - 10 au 21 mars 2009
Super U propose de régler les achats avec des bons d'achat pouvant être obtenus avec les points de fidélisation. Ce n'est pas nouveau. Ce qui l'est plus, c'est la possibilité de  payer directement avec les points obtenus, hors ceux acquis le jour même. il suffit d'annoncer à la caissière le montant souhaité à déduire. A priori selon les conversions indiquées dans le visuel ci-contre. Par exemple, 20 € pour 1350 points. Rappelons qu'un point d'une valeur maximum de 1,5 cents peut-être obtenu avec 3 € d'achat, soit un retour de 0,5 %.
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Bien sûr, le contexte amène de plus en plus les enseignes à convertir leurs offres en avantages économiques. Les points deviennent donc ici de la quasi-monnaie. Et la carte de fidélisation une quasi carte cagnotte. La carte de fidélisation avait pour objectif de construire une relation avec les clients sur la base de cadeaux et d'éléments de communication. Transformer ces cadeaux en cash ne dénature-t-il pas le programme ? A défaut, l'avantage économique proposé est-il incitatif ? Non si l'on tient compte des 0,5 %. Mais plutôt oui si l'on transforme les points bonus en cash.

Ainsi 20 points bonus sur 2 € équivalent à 30 cents, ou 15 %. C'est comparable aux "économies" ou "avantages cartes" des concurrents. Mais ne serait-il pas alors plus simple et plus incitatif de ne pas passer par des conversions de points en euros ? Et donc de proposer un vrai système de cagnottage ?

 
Super U fait des lots virtuels jackpot de points
Source : prospectus Super U - 10 au 11 mars 2009
Super U propose de bonifier le nombre de points bonus reçus pour l'achat de deux produits. Ceci revient donc pratiquement à proposer un lot virtuel.
Dans l'exemple ci-contre, le client reçoit 45 points bonus (soit environ 67 cents, ou 15 % du PVC).
En achetant deux produits, il en reçoit 100, soit environ 1,5 € ou 17 %  du PVC.
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Cela a l'avantage d'être nouveau et d'inciter aux achats multiples. C'est assez bien communiqué avec une signalétique spécifique et une dénomination claire. L'avantage économique global est loin d'être négligeable mais l'avantage additionnel de la vente liée est faible : 10 points ou 15 cents pour un achat supplémentaire de 4 € 40.
Il est douteux que les clients modifient vraiment leurs comportements d'achat pour une carotte si faible. La visibilité des offres devrait toutefois permettre quelques ventes additionnelles.

 


 
Lesieur organise un jeu participatif combinant SMS et TV
Source : http://www.profitezdelavie.fr/
Dans sa campagne promotionnelle transversale "Profitez de la vie", Lesieur a développé un mécanisme de jeu très orignal utilisant le SMS et la TV (M6, Un dîner presque parfait, le vendredi à 18h05). Un premier spot pose une question au téléspectateur, celui-ci répond par SMS durant l'émission et un deuxième spot révèle non seulement la réponse à la question posée, mais aussi les noms des gagnants en direct.
Le jeu permet de gagner un an de salaire, des dizaines de mois de salaires et des centaines de kit de cuisine Tupperware.
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Le mécanisme interactif est plutôt original dans le domaine de la promotion des ventes, mais plutôt courant dans de nombreuses émissions TV qui font appel au vote des téléspectateurs. Il n'est pas sûr que cela soit une idée d'avenir, compte tenu de l'audience assez limitée de l'émission, comparée aux coûts de développement et de diffusion des spots.


 
Auchan développe son offre de coupons ciblés
Source : LSA - 12 mars 2009
Après un an d'expérimentations, Auchan met en place une offre de couponnage ciblé en coopération avec HighCo Marketing House (ex Syracuse). Cette offre est commercialisée auprès des industriels par HighCo. Le dispositif permet de délivrer des coupons en caisse aux détenteurs de  cartes de fidélité en fonction des achats du client, de son historique d'achat et de son profil. L'enseigne ne délivre aucune information personnelle et ne pratique pas de ciblage par marque. Les tarifs bruts varient de 90 à 150 € pour 1000 contacts. Une centaine d'opérations sont prévues pour 2009.
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Il s'agit de couponnage électronique, largement popularisé par Catalina Marketing. Mais de deuxième génération, avec un ciblage défini non sur les tickets de caisse, mais sur un historique d'achat et des données personnelles accessibles par la carte de fidélisation. En pratique, Auchan avait depuis plusieurs années la capacité de proposer directement ces offres aux industriels, mais le système était plutôt réservé à des offres catégorielles ou sectorielles.
Ce qui est ici intéressant, c'est le principe retenu par Auchan de confier la commercialisation de ce système auprès d'une société indépendante faisant fonction de régie. La commercialisation du système se fait donc indépendamment des relations commerciales entre l'enseigne et les marques. Ce qui devrait permettre de monter des opérations plus efficaces en termes de marketing, en s'appuyant sur l'expertise de HighCo, et aussi d'en développer le nombre, grâce à l'impact commercial du prestataire de services.


le décryptage de
Philippe Ingold

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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