Danone vend sa division CRM à
Young & Rubicam
Source : Stratégies - 27 novembre 2008 |
|
Avec le programme DanoneetVous
(remplaçant Danoë), Danone fut un des pionniers du marketing relationnel
dans l'univers de la grande consommation. La vente de LU à Kraft (qui n'a
pas souhaité maintenir sa présence dans le programme) a amené Danone à
remettre en cause son implication dans cette activité, annoncée comme non
stratégique ! D'où la cession à un groupe de communication, Young & Rubicam,
après un appel d'offres. Avec cette session, l'objectif de Danone est
d'optimiser le programme, notamment en le mutualisant avec d'autres marques.
Rebaptisée KBM Europe, cette nouvelle division de l'agence a pour vocation
de ses développer en Europe, à commencer par l'Espagne et l'Italie. Le
premier chantier de Young et Rubicam va être de faire évoluer l'équilibre de
la gestion de la relation client entre les outils traditionnels et Internet. |
Décryptage promo
Avec la cession de LU, on pouvait
attendre une remise en cause de la politique relationnelle de Danone.
Principalement pour des raisons de volume d'activité. De là à céder cette
activité à un groupe de communication, c'est assez surprenant. Tout comme
l'argument évoqué par Danone : cette division ne serait pas au cœur de son
métier ! Or, Danone CRM Unit s'occupait à la fois des aspects
relationnels et transactionnels du programme et avait un rôle de
coordination avec les différentes divisions du groupe. Une fois cette
activité externalisée, et sans pression interne, il est à craindre que tout
le volet "reward" (coupons, bingo des marques, atoubons, etc.) soit
marginalisé, voire abandonné .... DanoneetVous, qui prendra à terme un autre
nom, évoluera alors vers un programme multimarques et peut-être uniquement
présent sur Internet.
Il est assez probable que cette décision fera des émules dans d'autres
groupes et remettra en cause le dogme de la rentabilité de tels programmes
.... Dans le contexte actuel de recherches d'économies budgétaires, on va
voir se développer des phénomènes d'ouverture à d'autres partenaires,
d'allégement du print au bénéfice d'internet et de nettoyage des bases.
|
De la fidélisation à la
relation
Source : sossier
Stratégies - 27 novembre 2008 |
Ce dossier donne quelques informations
sur les grands programmes de fidélisation.
S'Miles (Casino, Shell, Galeries Lafayette, SNCF, Caisse d'Epargne,
Cofinoga, etc.) aurait 18 millions de cartes actives. Mouvango (Accor,
Total, Europcar, Gaumont-Pathé, etc.) 3 millions. Maximiles, programme en
ligne, avec une centaine de partenaires, aurait 2,2 millions de membres.
Pour tout vous dire (Unilever) envoie un consumer magazine à plus de 2
millions de foyers, trois fois par an et enregistre 1,2 à 1,3 millions de
visiteurs uniques par mois sur son site.
Les programmes alimentaires Croquons la vie (Nestlé) et DanoneetVous
(Danone) toucheraient respectivement 1,1 et 4 millions de foyers.
Dans la distribution, Carrefour annonce 10 millions de porteurs de cartes et
envoie chaque mois 3 à 4 millions de chèques d'une valeur comprise entre 5
et 10 €. La réussite de carte tiendrait à la remise de 5 % accordée sur les
marques distributeurs.
Les enseignes d'hygiène-beauté sont très actives. Yves Rocher annonce 5,5
millions de cartes, Marionnaud 3 millions.
Le dossier met également en valeur le passage de stratégies de fidélisation
appuyées sur du mailing et porteuses d'avantages transactionnels à des
stratégies de relation appuyées sur l'interactivité du web. |
Décryptage promo
L'article oppose selon nous de manière
un peu artificielle ces notions de fidélisation et de relation. D'abord, une
véritable fidélisation ne peut se construire qu'avec des éléments
relationnels. Ou alors, il faudrait parler de rétention s'appuyant
uniquement sur une dimension transactionnelle, à savoir des récompenses
économiques. Dire que le "hors-ligne" se prête moins bien à une
dimension émotionnelle que le web nous parait tout à fait réducteur
....L'envoi régulier et individualisé d'un consumer magazine, parfois
accompagné de cadeaux, échantillons ou BR, génère bien du plaisir auprès de
la cible. En revanche, internet reste un média informatif plutôt froid.
L'émotion est mieux générée par des contacts matériels que par des contacts
virtuels.
Bien sûr, pour des raisons économiques, notamment dans le contexte actuel,
les marques souhaitent alléger leurs dispositifs "hors-ligne" (autrement dit
mailing). Mais il est loin d'être sûr qu'un dispositif exclusivement centré
sur l'internet permette l'établissement d'une vraie relation et donc d'un
processus de fidélisation (construction de la fidélité et non rétention).
|
Ergosum, quelles
perspectives pour le paiement mobile ?
Source : LSA - 11 décembre 2008 |
Le projet Ergosum (Ergonomie des
services pour mobile) réunit sept distributeurs (Carrefour, Auchan,
Intermarché, Fnac, Castorama, Leroy Merlin Jules), quatre organismes
financiers (Finaref, Accord, Cofidis et Laser) et les trois grands
opérateurs téléphoniques. L'objectif est de créer une solution standardisée
de paiement mobile à l'horizon de mars-avril 2009, permettant de préparer
l'utilisation des premiers téléphones NFC (Near Field Communication) grand
public, prévu fin 2009-début 2010.
Les premières expériences menées à Caen et Strasbourg semblent avoir donné
de bons résultats.
Le problème du développement de ce système est lié à la diffusion de la
technologie NFC (horizon 2012-2013) et à l'équipement de terminaux de
paiement sans contact.
Cette technologie est toutefois en compétition avec d'autres types de
support de paiement sans contact, notamment la carte de paiement
qu'Intermarché va introduite dès janvier 2009. |
Décryptage promo
Bien sûr, le paiement avec un mobile
n'est pas un objectif en soi. C'est surtout le développement de services
associés ciblés en relation avec les bases de données des enseignes : carte
de fidélité, BR. etc.
Le mobile (que l'on devrait appeler terminal nomade multi-fonction) présente
un certain nombre d'avantages qui vont bien au delà de la fonction paiement.
Il permet tout d'abord d'établir un lien avec la base de données d'enseigne
et tout son historique de consommation. Il permet de créer du trafic en
informant les clients des opérations à venir. Il permet surtout de
guider le shopper dans le point de vente en lui faisant des offres
promotionnelles adaptées à son circuit et à ses achats précédents.
Le mobile permettrait ainsi de faire émerger une troisième époque du CRM
d'enseigne. Après le mailing, coûteux et pas très adaptable et après les
offres faites en caisse et donc après le paiement.
|
L'Euro du mois, un nouveau
support BR, presse et web
Source : présentation Forum de la Promo 360° - 9 décembre 2008 |
L'Euro du Mois est un nouveau support
de bon de réduction, massif et ciblé.
Il s'appuie sur un plan presse magazine spécifique à chaque produit, sur
l'envoi d'u e-mailing opt-in de 2 millions de contacts et le renvoi sur un
site internet dédié au produit. L'Euro du Mois est proposé dans un pack
tout compris.
Il peut avoir plusieurs fonctions : soutien d'une période phare, déstockage,
amélioration des rotations, découverte, soutien de lancement, trafic réseau. |
 |
|
L'Euro du mois a été conçu et
est commercialisé par l'agence L.A. Solution
www.la-sa.fr/lasolution/ |
Décryptage promo
Le principe de ce nouveau support est
très intéressant dans la mesure où il associe les capacités affinitaires et
de ciblage de la presse magazine et l'interactivité d'internet, tout en
établissant un nombre de contacts très significatif.
Sa standardisation permet une mise en place très rapide et donc une bonne
réactivité.
Il arrive à un bon moment : crise de consommation (et donc utilité de
supports de soutien de la demande) et suppression de la publicité TV sur le
service public (recherche de médias alternatifs).
Il préfigure, selon nous, un certain nombre de nouveaux outils multi-canaux
qui associent efficacité commerciale et combinaison de supports informatifs
et interactifs.
A tester absolument !
|
Auchan groupe les
offres sur un chéquier
Source : guide Auchan "Libre et Nomades" - 26 novembre au 25 décembre
2008 |
Commet combiner sur un seul support un
contenu informatif, structuré et rigoureux (le guide des produits nomades
high tech) et des offres promotionnelles ?
Auchan a trouvé ici une solution harmonieuse : un chéquier d'offres collé
sur la page de couverture du guide. Dans ce carnet 21 offres : ODR,
accessoires offerts (batteries, cartes, étuis) sommes à cagnotter, voire
simple réduction ou prix barré. |
 |
Décryptage promo
Le guide garde une aspect très
professionnel et le chéquier décline de façon claire et structurée les
offres faites par les marques. On y perd peut-être un peu en impact des
offres dans la mesure où elles ne sont pas visibles dans le guide à
proprement parler. Mais "l'accident" constitué par le chéquier est une
invitation à le feuilleter et à s'arrêter sur les offres. En outre, le
chéquier permet de conserver facilement les offres préférées et les apporter
dans le point de vente.
|
|
Brossard utilise le BR comme
support de jeu
Source : ILV
(format A4) décembre 2008 |
Au recto, Brossard propose deux BR : 1
€ de réduction sur l'achat simultané de 2 produits Brossard surgelés, 2 €
sur l'achat de 3 produits.
Au verso (ci-contre), est annoncé un jeu gratuit avec un an de produits
Brossard à gagner. Le dos des BR sont utilisés comme bulletins de
participation. |
 |
Décryptage promo
Utiliser le BR comme canal de
participation à un jeu est plutôt astucieux : le BR est en effet
automatiquement retourné au centre de gestion. Pas de frais d'envoi pour le
participant et pas de remboursement de ceux-ci. Il faut bien sûr prévoir un
canal de participation gratuit, à priori peu utilisé.
Mais ici, la réalisation laisse un peu à désirer : le jeu n'est pas annoncé
au recto. Et au verso, il est peu lisible. Les bulletins de participation
sont en outre peu pratiques. Il faut d'abord avoir un stylo sous la main et
ensuite écrire ses coordonnées en petits caractères sur un fond bleu, tout
en restant debout !
Quant à la dotation, elle reste peu attractive et obscure : 500 € en bons de
réduction de 2, 5 ou 10 €. |
|
Pampers et Puget, deux exemples
de promotion caritative
Source : prospectus
Carrefour - 17 au 31 décembre 2008 |
| En contrepartie
de l'achat d'un mégapack, Pampers donne trois vaccins anti-tétaniques à
l'Unicef. Puget, pour l'achat d'une bouteille, reverse 0,10 € à une
association d'aide aux enfants hospitalisés |
| |
Décryptage promo
Pampers a choisi d'aider une
association reconnue (avec certes des doutes possibles sur le poids de
ses frais de gestion), parfaitement en phase avec son univers, le soin
des bébés, et avec une proposition concrète et parlante : trois vaccins,
soit potentiellement trois bébés sauvés.
Quant à Puget, la marque aide une
association plutôt inconnue, sous la forme d'un reversement d'une somme,
0,10 €, qui ne parle pas, sans traduction concrète ... En outre,
l'univers de l'enfance malade semble assez éloigné de l'univers
santé (régime grec) et gustatif de l'huile d'olive.
Selon nous, Puget aurait du donner une traduction concrète de son aide
sur la base de la somme globale reversée. Par ailleurs, un thème plus
proche de la diététique et/ou du développement durable aurait sans doute
été préférable.
L'initiative reste toutefois
louable et plutôt sympathique. |
|
 |
 |
|
|
|