L'inflation repart sur les PGC
Source : LSA - 24 janvier 2008
Selon les données de Panel international, l'inflation des PGC est une réalité à la fin de l'année 2007. Inflation toutefois moins marquée pour les marques nationales sur lesquelles les répercussions sont plus progressives et qui sont moins affectées proportionnellement par les hausses de matière première.

Evolution de l'inflation annuelle par type de marque

  sept oct nov dec
Tous produits - 0,09 % + 0,07 % + 0,43 % + 1,42 %
Marques nationales - 2,26 % - 1,95 % - 1,66% - 0,29 %
MDD + 1,81 % + 1,62 % + 1,98 % + 2,63 %
Premiers prix + 2,26 % + 2,01 % + 2,54 % + 3,43 %
Hard-discount + 1,24 % + 1,30 % + 0,35 % + 2,05 %
Source : Panel International
Quelles sont les perspectives pour 2008 ? L'Ilec parie sur une hausse d'environ 2,5 % (à priori sur les marques nationales). Les enseignes prévoient une augmentation de l'ordre de 3 à 5 %.
Ce qui fait que les baisses envisagées suite à l'application de la loi Chatel (2,5 Mrds) vont être engloutis par les 5 Mrds représentés par les conséquences des hausses de matières premières ....
Cette inflation devient alors un argument imparable pour justifier la négociabilité des CGV !
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Les hausses prévues ne sont tout compte fait pas considérables en regard de celles subies lors des échecs pétroliers des années 1970 .... Elles auraient pu être rapidement oubliées si elles n'entretenaient pas une polémique politique sur le pouvoir d'achat et si elles n'intervenaient pas après une période de dérive des marges arrière et de perception de hausse des prix suite au passage à l'euro. Le problème est qu'aujourd'hui, les consommateurs ont la sensation que les hausses de prix ne seront plus jamais compensées par une augmentation parallèle des revenus et qu'ils sont les perdants dans l'affectation des profits entres dividendes, investissements et masse salariale.
Quant aux conséquences sur l'activité promotionnelle, on ne peut qu'être prudent. Les enseignes vont-elles privilégier une certaine modération sur les prix ou plutôt favoriser l'activité commerciale en recourant encore plus largement aux NIP ?


 
Le nouveau paysage de la distribution alimentaire
Source : LSA - 17 janvier 2008
Le circuit des hypermarchés montre un certain dynamisme mais qui est largement du aux agrandissements de supermarchés (Intermarché, Super U et Hyper Champion). Les enseignes traditionnelles de gros hypermarchés (Carrefour, Auchan, Géant, Cora) ne connaissent en revanche aucune évolution sensible.
C'est bien  le circuit du hard-discount qui montre une réelle dynamique avec 324 nouveaux points de vente.
En termes d'enseignes, c'est Système U qui a la plus forte dynamique. Atac perd un certain nombre de points de vente en raison du passage de certains points de vente sous l'enseigne Simply Market.
L'année 2008 pourrait marquer un changement dans cette grande stabilité. les lois Royer et Raffarin devraient ainsi être remises en cause.
  Points de vente évolution surface moyenne
Hypermarchés 1566 + 68 5628 m2
Leclerc 453 + 6 5035 m2
Carrefour 224 + 3 9133 m2
Intermarché 207 + 14 3181 m2
Super U 160 + 25 2880 m2
Auchan 122 - 9870 m2
Géant Casino 112 - 7336 m2
Hyper Champion 68 + 10 3110 m2
Cora 57 - 9571 m2
Champion 50 - 4 2746 m2
Hyper U 48 + 3 4534 m2
Autres hypers 60 + 9  
Supermarchés 5204 - 33 1287 m2
Intermarché 1246 - 26 1624 m2
Champion 884 - 23 1583 m2
Super U 508 - 11 1735 m2
Shopi 452 + 4 637 m2
Casino 327 - 6 1344 m2
Atac 319 - 53 1411 m2
Franprix 292 + 1 657 m2
Ecomarché 274 + 10 727 m2
Super. Match 147 - 3 1454 m2
Autres supers 592 + 101  
Hard-discount 4192 + 324 691 m2
Lidl 1319 + 56 687 m2
Ed 867 + 47 646 m2
Aldi 765 + 77 641 m2
Leader Price 494 + 69 910 m2
Netto 358 + 33 630 m2
Autres HD 389 + 42  
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Sur plan promotionnel, la segmentation entre hypermarchés et supermarchés perd de plus en plus de sa pertinence. Les enseignes de gros supermarchés sont devenues beaucoup plus concurrentes des hypermarchés, avec un agrandissement de leurs surfaces, le recours assez massif aux prospectus et l'utilisation de des NIP. Mais, en deçà d'une taille critique (Intermarché et  Super U), ces enseignes de supermarchés ont du mal à être vraiment concurrentielles. D'où la transformation probable des Champion en Carrefour Express et la transformation des Atac en Simply Market, enseigne que l'on pourrait qualifier de soft discount. Mouvement inverse des Géant qui reprennent une identité Casino (Géant Casino), sans que cela soit à la hauteur des problèmes du groupe. Enfin, Cora et Match, enseignes peu concurrentielles devraient prioritairement souffrir d'un accroissement de la concurrence et sans doute devenir une cible dans le cadre de mouvements de concentration.


 
A qui profite la hausse des prix ?
Source : LSA - 17 janvier 2008 - Observatoire des marges de l'Ilec
L'Ilec, l'association qui regroupe les grandes marques donne des informations très intéressantes sur les évolutions de prix depuis 1998 sur la base de son observatoire des marges.
Tout d'abord, l'évolution des prix de cession des grandes marques a été très limité sur cette période de 9 ans : seulement 5,4 % en francs courants et donc une baisse de 10,4 % en francs courants !
Ceci s'expliquerait par l'accroissement progressif de la part des distributeurs dans la valeur des produits : 26 % en 1998 et 36 % en 2007 ! Malgré la loi Dutreil, cette part a augmenté de 1 % en 2007.
Sachant que la marge moyenne d'une magasin se situe entre 20 et 25 %, cela veut-il dire que la distribution s'enrichit dans une même proportion ? C'est un peu plus compliqué .... En fait, la distribution utilise les sur-marges faites sur les grandes marques pour réduire les prix des MDD et 1er prix pour faire face au hard-discount ou compenser les faibles marges du non alimentaire. La rentabilité d'un hyper vient pour 70 % des grandes marques.
Par ailleurs, les prix des marques en France sont-ils toujours parmi les plus élevés en Europe ?
Ceci était vrai jusqu'en 2003 avec un indice de 105. Aujourd'hui, suite à certaines interventions (accords Sarkozy, circulaire et loi Dutreil), les prix sont tombés à un indice 98.
A noter sur la même période un effondrement des prix aux Pays-Bas (de 105 à 95), suite à la guerre des prix qui y a été menée. Globalement l'Allemagne reste la plus sage. L'Espagne en revanche subit une dérive inquiétante( passage de 97 à 104).
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Les conclusions de cette analyse doivent bien sûr être reçues avec prudence, les chiffres étant fournis par les marques. Elles restent toutefois vraies pour l'essentiel. La période Galland (voulue par les marques !) a permis aux enseignes de prendre la main en disposant de marges de manœuvres financières beaucoup plus importantes. Ceci a permis l'expansion internationale, le financement des programmes de "fidélisation" et des pondérations entre types de marques permettant de se battre vis à vis d'autres circuits, notamment le HD. La démarche est logique : faire des grandes marques PGC des "vaches à lait" pour maintenir par ailleurs leurs positions plus concurrencées !
Sur les deux ou trois dernières années, incités par le nouveau cadre législatif, les enseignes ont néanmoins fait quelques efforts de baisse de prix sur les grandes marques ....
Mais comment les marques ont-elles tirées leur épingle du jeu ? : amélioration de la productivité, amélioration du mix produit (d'où phénomène d'inflation masquée) et aussi bénéfice d'une situation très favorable en termes d'évolution des prix des matières premières ...
Alors que ces derniers montent maintenant de façon très importante, des solutions pour combattre l'inflation apparaissent clairement. Tout d'abord l'amélioration de la productivité des enseignes (sous la pression de la concurrence ?) mais aussi une évolution du mix produit des marques, avec un retour sur les cœurs de marchés.
Autre point à souligner : la nécessité pour les enseignes de s'appuyer sur les grandes marques pour assurer leur rentabilité. Ce qui relativise les rodomontades de certaines quand elles affirment leur volonté de s'appuyer sur les MDD et premier prix ...


 
Intermarché exploite Asterix
Source : dépliant Intermarché - 29 janvier au 9 février 2008
Intermarché se montre particulièrement opportuniste en montant un grand jeu au moment de l'événement cinématographique du moment, Astérix aux jeux olympiques.
Il s'agit précisément d'un jeu de grattage. Les cartes peuvent être obtenues en caisse ou à l'accueil ou en achetant l'un des 30 produits signalés dans le dépliant.
Il est aussi possible de jouer sur les site Intermarché.
Les dotations sont riches et variées avec une bonne exploitation du thème Astérix :
- 1 voyage en Grèce pout 4 personnes,
- 100 packs WII sports + jeu Astérix,
- 250 lots de 2 Pass annuels Parc Astérix
- 50 sets de jouets Astérix
- 500 jeux d'échecs Astérix
- 300 000 étuis pour téléphone portable
- 300 000 boîtes métal collector
- 400 000 posters
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Le dispositif est très complet et spectaculaire. Les enseignes et notamment Intermarché n'hésitent plus à exploiter des thématiques de grands événements. Elles développent ainsi leurs stratégies relationnelles en évitant d'être de simples distributeurs de NIP.


 
Intermarché enrichit son colis bébé
Source : dépliant Intermarché - 15 au 26 janvier 2008
Le colis bébé est une des actions trade-marketing de base des enseignes alimentaires. Intermarché ne déroge pas à la règle avec une présentation assez attractive sous forme d'une trousse de naissance comportant des échantillons de grandes marques mais aussi de la MDD de l'enseigne ainsi que 27 € de réduction en bons de réduction.
L'originalité vient ici d'une offre originale, à savoir des réductions pendant un an sur la marque de couches de son choix : Pampers, Huggies, ou Labell (MDD de l'enseigne). Condition : avoir la carte Intermarché et remplir un formulaire d'adhésion contenu dans la trousse ou sur site Intermarché.
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L'offre est attractive, compte-tenu de l'importance du budget concerné. Pour les marques, il est très intéressant de s'assurer des achats des clients sur une période aussi longue. Un bon moyen d'optimiser la taux de nourriture de la marque.


 
Ratatouille utilise la prime réservation
Source : dépliant Cora - 16 au 26 janvier 2008
Comment faire du teasing à l'occasion du lancement d'un DVD très attendu ? et mieux ajuster la demande qui s'annonce comme très forte ? Pour le shopper, comment s'assurer de la disponibilité du DVD à sa sortie ?
La solution est le mécanisme décrit : réserver son DVD en le préachetant tout en bénéficiant d'une prime attractive (prime déclinée selon les enseignes).
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Ce mécanisme est assez souvent utilisé pour des lancements événementiels (DVD, consoles, etc.). Il est efficace et introduit en outre une dimension relationnelle dans l'acte d'achat.


 
Maison du café offre des relooking d'intérieur
Source : www.matradition.fr
Maison du café offre 2 relookings d'intérieur avec Franckd, designer et chroniqueur TV TV (valeur unitaire de 10 500 €, dont 4500 pour les achats) et 1000 kits créatifs.
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La marque de café exploite une tendance créée par les émissions TV. Mais on peut s'interroger sur la pertinence de cette association, hors le nom de la marque  !


 
Monoprix soutient les lancements de Coca-Cola
Source : dépliant Monop - 16 au 22 janvier 2008
Coca-Cola light lance ses nouvelles variétés "Plus" (antioxydant et vitamine). Monoprix choisit de mettre en avant ces nouvelles références sur la page de couverture de son dépliant, tout en l'accompagnant d'un message spécifique très personnalisé : Hé oui, on peut encore vous étonner avec un Coca-Cola !
Le lancement est accompagné d'une offre classique d'un "deuxième à moitie prix"
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Le plus souvent les enseignes ne font que communiquer sur l'offre de lancement d'un nouveau produit. C'est oublier que les enseignes vendent avant tout des produits, des marques, des innovations avent de vendre des promotions... Bravo donc à Monoprix de mettre en avant le produit de façon sympathique avant de parler promo !