Vers un big-bang de la législation des promotions ?
Sources : une décision de la CJCE (voir notamment l'article LSA du 30 avril)

Va-t-on vers une déréglementation des ventes liées et des ventes à prime ? C'est ce que l'on peut penser à l'analyse d'un arrêt récent de la CJCE sur une opération de vente liée menée en Belgique.
Au début, il y a une directive européenne de 2005 sur les pratiques commerciales déloyales. Son but est de protéger les consommateurs européens de pratiques trompeuses ou agressives. Le texte contient une liste d'une trentaine de pratiques mais dans laquelle ne figurent pas les ventes liées et les ventes à prime. Mais il prévoit que cette liste n'est pas définitive et peut être modifiée par la voie législative ordinaire.
En émettant récemment un jugement rendant légal cette pratique, en s'opposant au droit national belge, la CJCE ouvre la boite de Pandore du maquis des différentes législations nationales ! Ceci pourrait en France remettre en cause de nombreuses dispositions du code de la consommation et donc des pratiques promotionnelles.

Décryptage promo DE PHILIPPE INGOLD

Certains observateurs parlent déjà d'une révolution dans le droit de la consommation. Gardons la tête froide. Déjà, il y a quelques années, la profession était en effervescence en attentant la publication d'un règlement européen de la promotion, d'essence libérale, matinée de protection du consommateur. Les lobbies avaient fait leur œuvre et avaient enterré ce projet.
Ici, il ne s'agit plus d'un règlement qui prend le pas sur les législations nationales mais d'une directive qui doit être transposée dans les droits nationaux, ce qui laisse un peu de temps pour voir venir ...
Bien sûr, des entreprises pourront s'adresser directement à la CJCE pour avoir gain de cause.
Mais l'attitude des pouvoirs publics aura bien un rôle, notamment pour interpréter de façon plus précise cet arrêt et ses modalités de transposition.
Maintenant , il faut s'interroger sur le fond de cette décision. Elle est en effet un peu curieuse. La directive de 2005 avait pour but de limiter les pratiques commerciales déloyales ou agressives dans l'intérêt des consommateurs. Or l'interdiction de subordination de vente et celle de principe des ventes à prime avaient bien pour but de protéger les consommateurs. En ne mettant pas dans la liste ces pratiques aujourd'hui en cause, on peut imaginer que la commission européenne en avait jugé ainsi. Or la décision qui est clairement d'inspiration libérale s'appuie sur une directive qui avait pour but de protéger les consommateurs ... C'est bien singulier !
En France, les interdictions de principe étaient largement assouplies par des exceptions ou tolérance qui ne constituaient pas vraiment des obstacles à la mise en place d'opérations d'envergure. Les observateurs qui prédisent donc une révolution des pratiques promotionnelles ne sont pas nécessairement dans le vrai.
En effet, les ventes liées sont admises si le consommateur peut obtenir les éléments séparément. Cela ne marcha pas trop mal et les contentieux sont plutôt rares. On connait le cas de la mise en cause de l'installation obligatoire des logiciels sur les ordinateurs. On peut toutefois imaginer de nombreuses nouvelles offres liées et permanentes entre des produits ou des services. Mais qui seraient loin de protéger les consommateurs....
Quant aux primes, il existe des limites économiques. A quoi sert en effet de pouvoir insérer une prime d'une valeur élevée sur un produit dont la rentabilité ne le supporterait pas. D'autant que les primes autopayantes (pour 1 € de plus) permettent aisément et élégamment de contourner les contraintes actuelles.

La décision pourrait aussi faciliter la mise en place d'opérations européennes. Mais celles-ci s'imposent-elles vraiment dans un ensemble encore très hétérogène en termes de modes de consommation, d'appareils de distribution et aussi de langues ? Les belges et les autrichiens risquent d'être les seuls vraiment concernés....
Selon nous, la décision si elle prend corps ne changera pas fondamentalement les pratiques, au moins en France, mais elle lèvera, il est vrai, un certain nombres de contraintes. Y gagnera-t-on au change ? Les contraintes formelles des législations actuelles risquent d'être remplacées par de nouvelles contraintes liées à la protection des consommateurs, plus difficiles à identifier et gérer. Cela posera certainement d'importants problèmes qu'il faudra bien prendre en considération.

Bien sûr, nous allons suivre de très près ce nouveau feuilleton.

 
Les prospectus toujours plébiscités
Source : LSA - 3 avril 2009 - étude 2008 TNS Sofres - Mediapost
Cette étude réalisé à intervalles réguliers, et la dernière fois en 2005, montre une grande constance dans les appréciations positives du média imprimé sans adresse. Et ce malgré des préoccupations plus écologiques et un meilleur accès à l'information dématérialisée. Ainsi, seulement 5 à 6 % des français utilisent le macaron Stop pub, pourtant bien connu et disponible. 81 % préfèrent toujours recevoir les ISA en format papier (88 % pour un catalogue).
La caractéristique de l'ISA est en fait son caractère non intrusif. Le français fait d'abord un tri. 7 secondes pour décider de conserver ou jeter l'imprimé. En moyenne 4 ISA sur 7 sont ramenés au foyer. 90 % des foyers récupèrent leurs courriers publicitaires tous les jours et 82 % trouvent cela agréable !
Le niveau de lecture est important et rapide. 86 % lisent les ISA le jour même. 71 % les relisent ! Et ils circulent dans le foyer pour 57 %. Bien sûr 65 % des français lisent plus particulièrement les ISA des magasins proches de chez eux.
Le taux d'agrément est très élevé  : 57 % en moyenne, mais 70 % dans l'alimentaire, avec il est vrai des écarts de 1 à 10.
L'efficacité est également élevée : 74 % des sondés déclarent s'être déplacés en magasin suite à la réception d'un ISA et 68 % ont réalisé un achat.  Et évolution intéressante, ces scores sont en progression de 6 %. Ils dépassent 80 % lorsque les envois sont accompagnés de BR ou d'échantillons.
L'attribution est forte dans l'alimentaire, 73 %.
Pour Florian Grill de Cospirit, spécialiste des post-tests, les erreurs à éviter sont : oublier de rappeler le nom de l'enseigne dans les pages intérieures, la superposition de top d'offres ou de mécaniques promotionnelles ou négliger la 4ème de couverture.
Décryptage promo

L'étude est intéressante en ce qu'elle montre la solidité du média ISA, malgré l'annonce permanente de menaces telles que l'écotaxe, l'augmentation des coûts de distribution, les Stop Pub, la pub d'enseigne à la TV, les nouveaux médias interactifs.... En fait le support papier, concret, facile à lire, disponible, reste plébiscité. Ce qui peut nous interpeler sur une tendance générale à la dématérialisation des supports.
L'efficacité, en fait peu contestée par les utilisateurs, doit être nuancée et interprétée : le déplacement en magasin, suite à la réception d'un ISA concerne sans doute plus des produits d'équipement que des PGC. Mais les opérations promotionnelles fortes de création de trafic ont sans doute leur place. Il serait intéressant d'analyser ce point. On peut toutefois remarquer que s'être déplacé au moins une fois n'a rien d'extraordinaire et que ceci n'est en rien un gage d'efficacité stratégique mais seulement d'une aptitude à faire zapper ....
Le prospectus d'enseigne, le catalogue comme l'appellent souvent les clients, a d'autres fonctions sans doute plus fondamentales. C'est un outil de positionnement (assortiment, prix, promotions, etc.) qui va permettre de générer une image, surtout si l'on considère sa puissance, sa couverture sur cible et son niveau de répétition élevé. Mais c'est aussi un véritable outil de relation, un lien entre l'enseigne et ses clients. On ne peut pas en dire autant d'outils dématérialisés plus modernes mais ayant des performances médias très médiocres, au moins sur les cibles familiales.


 
Le field marketing résiste à la crise en 2008
Source : newsletter Sorap (syndicat professionnel du marketing terrain)
Les statistiques donnés par le SORAP, syndicat de la profession, sont tout à fait représentatives puisque ses membres réalisent plus de 80% du chiffre d’affaires de la profession, emploient 1 200 collaborateurs permanents et font appel à plus de 45 000 intervenants terrain.
Pour l’année 2008, le poids de l’ensemble des 28 membres du SORAP s’élève à 286,5 M€, contre 290,8 M€ en 2007, soit une baisse limitée à 1,45%.
L’animation commerciale reste la première activité de l’action commerciale et marketing terrain avec 47% de l’activité totale.
L’externalisation de forces de vente connaît une progression significative de + 5,5%.
Le merchandising et la pose de PLV voient également leur activité progresser très significativement de 15 % en 2008.
L’activité Télémarketing et télévente sur la même période voit baisser son CA de - 4,7 %.
Les autres activités (visites mystères, audits commerciaux, évènementiel, roadshow, hôtesses, street, etc.) ont bénéficié en 2008 une forte croissance en faisant un bond de + 26%.
Décryptage promo

L'animation commerciale reste bien un point fort du field marketing mais est une activité plutôt en baisse, de l'ordre de 10 % selon certains recoupements (le Sorap ne donne pas directement ce chiffre, avec une pudeur selon nous bien inutile).
Il serait intéressant de pousser un peu plus loin l'analyse. La baisse est en partie liée à la baisse des produits techno qui par nature nécessitent des démonstrations. Surtout, la manque de dynamique du marché, et ce depuis plusieurs années, peut s'expliquer par la pression des enseignes sur les budgets commerciaux des marques pour financer les NIP. L'évolution globale cache aussi des mutations dans la nature des animations : moins d'animations commerciales (soutien de la demande), plus d'animations marketing (recrutement notamment).
Comment vont évoluer les animations dans un contexte de crise mais aussi d'application de la LME ? La crise va bien sûr exercer une pression à la baisse sur l'ensemble des budgets de communication, mais avec des processus d'arbitrage plutôt favorables aux actions en magasin, directement générateurs de CA. Après un effet rapide de baisse sur les prix, la LME va avoir un effet stratégique, à savoir le retour à un système de concurrence entre enseignes, pas seulement par les prix, mais surtout par les positionnements.
Ceci passera par des nouveaux systèmes collaboratifs entre marques et enseignes, dans des philosophies de trade-marketing et de category-management. Et aussi par la création de nouveaux événements promotionnels spécifiques. Ceci devrait être favorable, selon nous, à la mise en place de nouvelles opérations en magasin à objectifs marketing et bien sûr au recours à des animations de vente. Mais aussi, plus généralement, à toutes les activités de field-marketing.
Dans cette approche plus orientée marketing, ce seront les sociétés structurées et nationales qui pourront tirer leur épingle du jeu.


 
Les français en crise de confiance sur les prix
Source : LSA - 7 mai 2009 - Etude Credoc
L'étude du Credoc, réalisée en septembre 2008, montre une très forte méfiance vis à vis des prix et surtout un certain consensus autour de leur exagération, en raison notamment des marges des distributeurs. Notons toutefois que l'étude ne portait pas de façon spécifique sur les circuits alimentaires. Egalement que l'étude a été réalisée au pire moment, en pleine hausses des produits alimentaires.
Ainsi 70 % des sondés estiment que les grosses augmentations de prix alimentaires de 2008 étaient injustes ou totalement injustes.
Les marges des distributeurs sont jugées raisonnables par seulement 16 % des sondés, mais importantes par 47 % et surtout excessives par 32% ! Ils estiment que sur un chariot de 100 €, la marge s'élève à 31 €, une fois les frais couverts.
La méfiance s'exerce surtout sur les prix des grandes marques qui ne sont considérés comme justes que par 30 % de l'échantillon vs 80 % pour les MDD.
Intéressant également le jugement porté sur les "bogof". 65 % des sondés pensent que c'est une bonne affaire (mais tout de même 35 % pensent le contraire). 72 % se demandent si le prix habituel est un prix juste, 67 % s'interrogent sur le niveau de marges pratiqué habituellement sur le produit concerné et seulement 47 % considèrent que le distributeur fait un geste en faveur du pouvoir d'achat de ses clients.
Décryptage promo

Il existe une réelle crise de confiance sur la justesse (faudrait-il dire justice) des prix .... Les distributeurs sont concernés comme les marques, même si leurs rôles spécifiques dans la formation des prix ne semblent pas toujours bien compris. Pour les consommateurs, tout semble prétexte à l'augmentation des marges : l'euro, l'augmentation des matières premières, les dispositions législatives, etc. Avec un véritable fantasme sur le niveau de marges réalisées. Le distributeur apparait comme un profiteur de crise. Et tout effort sur les prix, notamment en promotion, n'apparait que comme une compensation partielle à toutes ces dérives réelles ou supposées.
Comment rétablir la confiance dans les prix ?
D'aucuns prônent l'EDLP, solution intellectuellement séduisante mais partielle et bien difficile à appliquer. Les shoppers sont en effet habitués à la promotion et comprennent plutôt bien son rôle, même si ses formes les plus agressives sont facteur de méfiance.
L'image prix s'appuie d'abord sur l'assortiment proposé : aujourd'hui,  il y a un décalage croissant entre les prix de l'offre et ceux de la demande. D'où des efforts à faire par les enseignes, mais aussi par les marques pour en finir avec la "premiumisation" systématique, sans réel ajout de valeur.
Il faut aussi bien sûr en finir avec la promotion dévoyée, c'est à dire la promotion utilisée pour se donner une image de prix bas et revenir aux fonctions stratégiques de la promotion : recruter, fidéliser, retenir, augmenter la fréquence d'achat, le taux de nourriture, développer les usages, stocker, faire circuler dans les gammes ou les assortiments, etc.


 
Danone fête ses 90 ans
Source : Stratégies - 24 avril 200 - www.danone90ans.fr
Danone a été créé en 1919 à Barcelone et fête donc ses 90 ans. Au programme des actions spécifiques de presse, RP (notamment une boutique éphémère) et promotion.
A partir de mai, une gamme anniversaire Danone Origines en pot de verre et en septembre des cadeaux collector (sic).
Sur internet la présentation de Danone Origines et la saga Danone dans un livre interactif.
Décryptage promo

Avec cet anniversaire Danone crée bien sûr un événement qu'il peut exploiter en promotion. Encore faut-il que les thèmes développés aient un sens par rapport à la stratégie de communication de la marque. On pourrait s'interroger notamment sur la cohérence entre la tradition véhiculée par l'anniversaire et les séries Danone Origines et la modernité et le caractère innovant des marques du groupe.
En fait Danone parle ici surtout du yaourt, produit du quotidien du consommateur depuis (presque) toujours. L'anniversaire est donc l'occasion de gagner en émotion, de rappeler le lien très fort bâti par Danone avec l'histoire des français. Mais surtout en revenant aux origines, un produit santé distribué en pharmacie, Danone légitime totalement son positionnement actuel. Ainsi, Danone propose de fêter "90 ans d'innovation au service de votre santé et de votre plaisir".
Nous ajouterons une remarque générale : un événement de marque fort doit naturellement trouver son expressions dans des déclinaisons promotionnelles.


 

La garderie des maris aux trois fontaines

Source : Agence Matador

ou comment éviter la corvée du shopping du week-end avec sa femme…
Le principe : les samedis 4 et 11 avril, les maris accompagnant leurs femmes sont pris en charge et peuvent participer à un grand tournoi de jeux vidéos.
L’animation est organisée en partenariat avec la FNAC et KONAMI. Les gagnants repartiront avec des bons d’achat…réservés exclusivement aux hommes!
Pour médiatiser cet événement,  un dispositif complet out store et in store : 4x3, abribus, presse, street marketing, ISA, e-mailing, signalétique dans le centre.

Décryptage promo

L'idée est très originale et parle d'elle-même. Bien sûr, elle contribue à créer du trafic sur le centre commercial et introduit une dimension ludique dans la corvée du shopping. Surtout, elle introduit un ton nouveau dans la communication des centre commerciaux en insistant sur des bénéfices hédoniques au détriment de bénéfices économiques. Cette action a aussi une fonction expérientielle, facteur de construction de la relation client.

 
Michel et Augustin : à la recherche des lunettes vertes
Source : e-mailing - 28 avril 2009

On descend dans la rue ! 6 397 affiches dans toute la France. De mercredi 29 avril au mardi 5 mai.

Et si vous êtes le 1er à trouver l'une des 3 affiches où Augustin porte des lunettes vertes, c'est gagné ! Quoi ? Un vol inoubliable en montgolfière pour 2 personnes + un cow bag (une vache, des petits sablés ronds et bons et des fruits entiers mixés) à déguster à 500 mètres d'altitude !

Attention, ouverture du concours à 14h26 mercredi 29 avril ! Appelez Morgane au 01 71 18 11 69 en indiquant très précisément la localisation de l'une des 3 affiches ! A vos lunettes !

Décryptage promo

Bien sûr, l'opération au une envergure limitée et la dotation faible en dépit d'une certaine originalité (un vol en montgolfière). Mais ce qui compte, c'est le mécanisme, à savoir la recherche d'affiches gagnantes (celles avec les lunettes vertes). Le mécanisme promotionnel a donc pour objectif de multiplier les contacts avec la campagne d'affichage abribus et de développer un univers ludique et de complicité lié à la amrque


 
LeaderPrice lance un programme de marketing relationnel
Source : Le journal du net - www.monleaderprice.fr

Leader Price découvre le marketing en ligne. L'enseigne vient de lancer son premier programme de marketing relationnel, destiné à renforcer ses liens avec ses prospects et clients en dehors de ses 537 magasins.  Ce programme relationnel voit notamment la création du premier site Web grand public de l'enseigne, Monleaderprice.fr. J. Leader Price se dote par la même occasion d'un site mobile. L'enseigne cherche ainsi à recruter des contacts SMS ou e-mail pour promouvoir ses opérations en magasin.

Décryptage promo

Que vient faire une enseigne de hard-discount dans cette galère ? Certes, le groupe Casino a toujours été assez avancé dans cet univers mais le propre d'une enseigne de hard-discount est bien de se concentrer sur sa promesse de base, à savoir le prix ! Par ailleurs, la problématique de l'enseigne est plutôt le recrutement que la fidélisation. Que va-t-on donc communiquer sur le site et sur le programme mobile ? quelques promotions, alors que ce type d'enseignes n'en propose théoriquement pas... quelques jeux ou animations. Ne parlons pas de la cible de Leader Price, plutôt suburbaine et familiale et pas très technophile. De tels programmes peuvent se justifier dans l'univers de la mode ou de la beauté. Ils sont beaucoup plus contestables dans l'alimentaire. Quant au hard-discount ......


 
Danone ouvre une maison du yaourt à Barcelone
Source : LSA - 30 avril 2009
Réalisé à l'occasion du 90 ème anniversaire de la marque, née précisément à Barcelone, cet espace de 300 m2 a pour objectif de renforcer le concept de marque, d'expliquer les propriétés du yaourt et de faire la promotion d'habitudes alimentaires plus saines. Il comporte un mini-musée, un stand de dégustation, un restaurant (avec recette à base de yaourt) et un espace de formation pour des conférences ou des cours de nutrition.
En cas de succès, le concept pourrait être décliné dans d'autres villes européennes.
Décryptage promo

Ce type d'espace a bien pour fonction de faire la promotion de la marque. C'est plus précisément de la promotion  expérientielle, puisque la démarche s'appuie sur la possibilité pour de nombreux clients de construire une expérience de la marque dans des conditions favorables. Cette démarche est proche de celle des fameux flagships créés par des marques de sports. Elle est aussi très voisine du concept culture Bière créé par Heineken, mais semble-t-il avec un niveau d'investissement plus limité.


 
Unilever fait du trade e-mailing
Source : e-mailing - 24 avril 2009
Unilever propose un BR électronique de 0,50 € sur un produit de différentes gammes d'hygiène - beauté valable chez Intermarché et plus précisément dans le point de vente le plus près de chez vous
L'offre est adressée à la base e-mailing des abonnés au programme "Pour tout vous dire".
Décryptage promo

L'offre est un peu limitée pour générer une véritable création de trafic de découverte. Mais le principe est excellent et permet d'exploiter la base de données Unilever.

http://www.pourtoutvousdire.com/marques/reductions.html?BR=trade3

 
Nivéa fait vivre une expérience unique
Source : e-mailing - 14 avril 2009
http://www.niveaformen.fr/produits/silver_protect.html#product27076
Pour le lancement d'une nouvelle gamme de déodorants pour homme, Silver Protect, Nivéa invite les internautes à vivre une expérience unique, à savoir un course dans des bulles géantes transparentes sur le parvis de la défense.
C'est le Silver Protect Challenge qui débarque en France les 17 et 18 avril. Les modalités de participation ne sont pas très évidentes. Mais la vidéo à consulter sur le site est vraiment spectaculaire.
Décryptage promo

On aurait aimé une tournée en province. Mais peu importe. On est ici à la fois dans le marketing expérientiel et dans l'event marketing. L'expérience vécue dans les boules transparentes crée certainement un souvenir fort et ludique de la marque. Et la mise en scène sur un haut lieu de fréquentation ne doit pas manquer de créer un événement de marque spectaculaire pour de très nombreux spectateurs.
Une question néanmoins : l'événement a-t-il été suffisamment annoncé par des démarches de buzz ou de marketing viral ? L'e-mail reçu le 14 nous semble assez tardif ...


 
Les cartes à la recherche d'économies et d'efficacité
Source : LSA - 16 avril 2009
La crise et l'application de la LME font apparaître une réalité jusqu'ici pudiquement cachée : Les cartes dites de fidélisation coûtent cher :  environ 0,5 % du CA d'une enseigne, 20 € par client et par an en récompense + 2 € de frais de gestion.
Autre réalité, les cartes ne remplissent pas vraiment leurs objectifs de fidélisation (devrait-on dire de rétention ?). En effet, chaque client en possède 4 en moyenne. Les récompenses représentent donc un effet d'aubaine. De plus les cartes ne retiennent même plus les shoppers : Les hypermarchés notamment perdent des clients, dont 10 à 15 % de fidèles.
L'heure est donc à la recherche d'économies et/ou d'efficacité sur ces systèmes. Au moins pour l'instant un abandon pur et simple n'est pas concevable. Leclerc a en effet fait la démonstration du risque encouru avec l'abandon vite rectifié de son ticket.
Leclerc lance donc une nouvelle carte avec une mécanique d'encouragement aux achats de MDD, avec semble-t-il une certaine baisse de pression des offres sur les marques (voir ci-dessous).
Intermarché (7 M de cartes) avance plutôt une approche d'amélioration du ciblage, d'adaptation des canaux utilisés et aussi de création d'une dimension relationnelle avec notamment des clubs pour les familles nombreuses et les jeunes mamans.
Autre piste d'amélioration de l'efficacité : faire basculer les porteurs vers des cartes de paiement ou de crédit. Celles-ci rapportent en effet 20 € par an et par carte. En revanche le paiement de la carte n'est pas envisagé.
Décryptage promo

Dans le contexte actuel, l'abandon de systèmes de cartes n'est pas vraiment envisageable. En effet le "deal" consistant à proposer aux clients un abandon d'avantages différés en contrepartie d'une baisse des prix n'est pas aujourd'hui crédible. Les consommateurs ont développé une image très négative du commerce, perçu comme profiteur et avide de saisir toutes les occasions pour augmenter ses prix et ses marges (l'euro, l'augmentation des matières premières, etc.). Si Leclerc, qui a développé une image de défenseur des prix bas, n'y arrive pas, qui le pourrait ? Mais ceci pourrait évoluer en sortie de crise, après une période de baisse de prix relative, voire réelle.
Le problème vient aussi pour une bonne part de la confusion entre fidélisation et rétention. Des cartes proposant pour l'essentiel des récompenses économiques et n'apportant pas de réelles différenciations ne peuvent fidéliser ni même retenir des clients. En revanche, des programmes vraiment exclusifs et différenciants et qui vont donner des raisons positives de fréquentation vont permettre de construire la fidélité. Mais ceci est bien plus difficile à mettre en œuvre. Les conditions de succès sont la continuité stratégique, la capacité à saisir, stocker et analyser des données historiques et enfin la capacité à mettre ne œuvre des stratégies différenciées sur des cibles prioritaires. Parmi les grands distributeurs, seul Tesco semble avoir vraiment réussi ce tour de force ...


 
Leclerc relifte sa carte
Source : LSA - 16 avril 2009
Elle est de couleur orange et se positionne comme un moyen de cumuler encore plus d'argent, avec notamment un mécanisme incitatif à l'achat de MDD, en marque Repère.
La carte permet ainsi de cumuler 0,25 € pour 5 à 9 produits de marque Repère achetés,  0,50 € pour 10 à 14 produits et 1 €, à partir de 15.
La carte annonce le maintien du système sur les grandes marques, mais semble-t-il, avec une pression plus faible.
Décryptage promo

Le système n'est pas en fait d'une générosité exceptionnelle : de 3 à 6 cents par produit, soit sensiblement moins que qu'un ticket classique, en général 20 %, mais sur un choix d'article plus limité. Il est toutefois conceptuellement intéressant en ce qu'il récompense un effort spécifique fait par le shopper pour concentrer ses achats sur des produits définis. Et bien sûr, il permet à la marque Repère d'augmenter son taux de nourriture. Les shoppers feront-il l'effort de faire la chasse aux MDD pour atteindre le niveau fatidique de 15 produits et un euro ?


 

Brèves

Bricorama a proposé les 27 et 28 mars une opération originale mais particulièrement simple et concrète. les clients obtenaient une remise de 15 % sur tout ce qu'ils pouvaient mettre dans un grand sac en papier kraft. (source LSA)


Publicis crée une structure spécifique pour Carrefour : K4 avec 4 activités: animation commerciale, marketing services, numérique et publicité. Elle comprendra une quarantaine de personnes venant de différentes unités du groupe. (source newsletter Stratégies)


A partir du 21 avril, pour l'achat chez Quick d'un « Zik menu », les consommateurs pourront télécharger gratuitement pendant une heure des morceaux du catalogue Universal, dans quatre genres (électro-dance, pop-rock, rap-R'n'B et variété française). L'offre fait l'objet d'une campagne TV. source newsletter Stratégies)


Ferrero fête le cinquantième anniversaire de son arrivée en France avec un espace éphémère à Paris et à Rouen. Ceux-ci proposent notamment des éditions limités qui seront diffusés en juin dans les magasins.(source LSA)


Les achats d'impulsion décroissent sensiblement, selon IRI shopper Insights. L'impulsion à la catégorie est en effet passée de  23 % des ventes à 15 %. En période de crise, les achats se font plus rationnels. (source LSA)

le décryptage de
Philippe Ingold

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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