L'image des enseignes, peu d'évolutions ....   
Source : LSA 2 novembre 2007 - TNS Sofres Retail
Selon cette étude, le prix n'apparait pas comme un facteur prédominant pour fréquenter un hypermarché ou un supermarché. Ce facteur vient loin derrière la proximité ou la facilité d'accès. Ce n'est pas le cas pour le hard-discount, circuit dans lequel le prix est bien le premier critère de choix. Dans les hypermarchés, la carte de fidélité devient un facteur non négligeable. Il arrive m^me au deuxième rang chez Carrefour.

Les raisons de fréquentation d'un magasin (2 réponses possibles)

  1ére raison 2ème raison 3ème raison 4ème raison 5ème raison
Hypermarchés Proximité/accès Prix Choix Carte de fidélité Plaisir courses
51,5 (=) 20 (-0,5) 16,5 (+ 0,5) 15 (+1) 11,5 (+ 0,5)
Supermarchés Proximité/accès Prix Praticité Habitude Rapidité courses
74 (=) 14 (- 0,5) 11 (=) 9 (=) 8,5 (+ 0,5)
Hard-discount Prix Proximité/accès Rapidité courses Praticité Premiers prix
73,5 (-2,5) 45 (=) 23 (+1) 6,5 (+ 0,5) 6 (-1)

Source : Distrivision GMS 2007, TNS Sofres Retail

Leclerc reste bien la première enseigne en termes d'image prix, avec des écarts très significatifs vis à vis des autre enseignes. Sur les autres critères, certes moins importants, Leclerc reste bien placé mais le plus souvent avec des écarts moins sensibles. C'est système U qui progresse sur tous les critères de façon sensible et devient la première enseigne en termes de confiance et de praticité. A la lumière de ce tableau, on voit la fragilité de certaines enseignes (Cora, Géant, Casino, Atac, Match) avec des images négatives en termes de prix (auprès de leurs propres clients !).

Image des enseignes, solde des opinions positives et négatives

  Image prix Confiance Praticité Qualité/prix MDD Citoyenneté
Leclerc 28 = 26,5 + 0,5 24,5 - 1 30 - 1,5 31 - 5
Auchan 11,5 + 1 22,5 + 1 17 -2,5 20,5 + 0,5 20 + 1,5
Carrefour 5,5 + 3,5 24 + 0,5 16,5 - 2,5 24,5 + 1 17,5 + 3
Géant - 11,5 + 0,5 15 + 2 10 + 0,5 5,5 + 1,5 6 + 1
Cora - 17 - 1,5 18 - 0,5 13 + 1 2 - 0,5 13,5 + 3
Intermarché 10 = 12 = 18 + 1,5 12 + 3,5 8,5 + 3
Système U 6,5 + 1,5 27 + 1,5 28,5 + 3,5 23,5 + 4 21 + 6
Atac - 0,5 - 1 8,5 - 2 12,5 - 3 5 - 0,5 4 + 1
Champion - 3 + 1,5 14 + 2 18,5 + 2 8,5 = 7 + 2
Casino - 7,5 + 1 11,5 + 2,5 12 + 2 10,5 + 3,5 6 + 3
Match - 14 - 4 16,5 + 1 16,5 + 3,5 5,5 + 1 4 + 1,5
Monoprix - 29,5 - 2 14,5 + 1 5,5 - 1,5 - 4,5 - 0,5 10,5 + 1
Source : Distrivision GMS 2007, TNS Sofres Retail
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Les shoppers choisissent leur point de vente, avant tout sur des critères de proximité. Ce n'est pas illogique ... D'autant que les prix, en raison de la loi Galland, ne sont pas perçus comme très différents d'une enseigne à l'autre, en tout cas pas assez pour justifier un déplacement plus long. Même des enseignes perçues comme chères, comme Géant et Cora gardent un niveau de confiance élevé, en raison probablement de leur ancrage régional. Ainsi, la réforme de la loi Galland, qui a déjà des effets sensibles en termes d'écarts de prix, n'a pas bouleversé les parts de marché. C'est sans doute la réforme de la loi Raffarin qui en jouant sur les implantations pourrait vraiment modifier le paysage commercial français extrêmement figé. On pourrait imaginer un scenario à la sauce anglaise, avec une enseigne comme Tesco prenant une place majeure en quelques années. Et aussi la disparition de certaines enseignes fragiles et l'apparition d'un marché limité à 4 ou 5 enseignes majeures.


 
Vers la négociabilité des tarifs ?
Source : LSA - 15 novembre 2007
Alors que la loi Chatel va parachever la réforme de la loi Galland en fixant le seuil de revente à perte au "trois fois net", s'engage un combat sur la possibilité de négocier les tarifs. D'un côté, les grands distributeurs et le gouvernement qui pensent que c'est le seul moyen d'établir une vraie concurrence et faire vraiment baisser les prix. De l'autre les fournisseurs et les parlementaires très réticents vis à vis d'une remise en cause d'un principe perçu comme intangible et pouvant mettre en cause l'emploi, notamment dans les PME.
De fait, c'est l'usage et le principe de non-discrimination qui empêchent cette négociabilité. Sachant que tout le monde y trouvait son compte, hors le consommateur.
Rendez-vous au printemps, après probablement un combat sévère des lobbys !
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La loi Chatel, avec le passage au trois fois net était un aboutissement logique de la loi Dutreil qui donnait déjà de très substantielles possibilités de baisser le seuil de revente à perte. Le résultat ? pas de baisse de prix vraiment perceptible, même si l'intensité promotionnelle, via les NIP a sans doute été un peu plus forte ... Il est donc plausible que la loi Chatel ne modifie pas en profondeur les politiques commerciales des enseignes. La loi Chatel ne donnant que la possibilité de casser ponctuellement un peu plus le prix de certains produits "blockbusters", sachant que les enseignes doivent continuer à générer de la marge pour leur fonctionnement.
La position du gouvernement et avant tout de Nicolas Sarkozy n'est donc pas illogique, avec toute la part de risques que cela implique en effet sur l'emploi. Le problème est que la flambée actuelle des prix rend ce problème éminemment politique ....
Une remarque annexe : avec la part que prennent les NIP dans la constitution des prix, il devient urgent de mesure correctement leur impact sur les prix réels.


 
Intermarché fait la promotion des produits régionaux
Source : dépliant Intermarché - 30 octobre au 3 novembre 2007
Dans ce dépliant, Intermarché communique sur sa politique de coopération avec des PME régionales.
Certaines marques sont particulièrement mises en valeur avec, à côté de la promotion incontournable, un petit pavé "mon secret de fabrication', avec un petit texte explicatif et une photo du "patron" de la PME, souvent en situation dans l'usine.
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L'idée est excellente. Elle crédibilise la démarche Intermarché vis à vis des PME et crée de la proximité. Dommage que les textes ne soient pas toujours à la hauteur (parfois publicitaires, voire "réclame") et que les photos de patrons ne soient pas toujours en situation, voire simplement absentes. C'est une véritable bonne idée mais qui mériterait un peu plus de moyens.


 
La Laitière offre des "fondues au chocolat" chez Monoprix
Source : dépliant Monoprix - 10 au 21 octobre 2007
La Laitière organise un jeu téléphonique "instant gagnant" communiqué dans le dépliant Monoprix.Une dotation plutôt sympa : 30 fondues à chocolat Lagrange, d'une valeur de 23,99 €.
Mais la nature du lot n'apparait que dans des modalités, par ailleurs particulièrement illisibles.
Il est vrai que l'appareil est visualisé .... mais vraiment difficile à identifier !
Enfin on peut s'interroger sur la signification des symboles à l'entrée du texte !
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Ce n'est pas parce qu'une opération promotionnelle "trade" est réalisée dans un souci de coopération avec l'enseigne, qu'il faut oublier quelques règles de base, notamment la clarté et la lisibilité. Le bénéfice promotionnel n'est pas lié à la technique utilisée (le Jeu téléphonique), mais à la récompense obtenue.


 
Leclerc offre une prime d'octobre
Source : dépliant Leclerc - 24 octobre au 3 novembre 2007
Leclerc introduit le concept de la "prime d'octobre", à savoir une promesse d'obtention de 50 % de pouvoir d'achat en plus "sur de nombreux produits".
Les 50 % sont obtenus en additionnant des gratuités et un ticket Leclerc.
Ainsi 20 % de gratuit + un ticket de 30 % est considéré comme une augmentation de pouvoir d'achat de 50 %.
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Bien sûr, le thème du pouvoir d'achat est porteur et Leclerc n'en est pas à la première opération de ce type. Mais le concept de "prime d'octobre" nous semble introduire une confusion dans la communication.
Sur le fond, l'utilisation de la promesse de "50 % de pouvoir d'achat en plus" nous parait contestable, pour les raisons suivantes :
- le pouvoir d'achat un concept économique lié aux revenus
- les gratuités sont généralement proposées de façon régulière et aussi dans d'autres enseignes : elles ne sont pas liées à cette action spécifique; elles n'apportent donc pas de pouvoir d'achat en plus par rapport à une situation habituelle
- par ailleurs, une gratuité en plus ne contribue pas à une augmentation de pouvoir d'achat, contrairement à une remise immédiate, puisque cette augmentation de volume est subie et ne laisse pas le choix au consommateur de l'affectation de l'avantage accordé.
- le ticket Leclerc n'est pas une remise immédiate, mais un bon d'achat; pour en bénéficier, il faut donc acheter une première fois pour obtenir le ticket et une deuxième fois pour l'utiliser: il faudrait donc appliquer la remise différée sur l'achat de deux produits ...
- enfin, quand on a affaire à une combinaison d'une gratuité incluses (en fait une  remise) et d'une remise différée, on ne peut additionner les sommes.
Ainsi le paquet de Werther's original incluant 25 % de gratuité est proposé à 2,19 €, au lieu de 2,92 €.
L'avantage économique obtenu par le consommateur est donc de 0,73 € (gratuité) +  0,55 € (ticket de 25 % sur 2,19 €), soit 1,28 €, soit 44 % sur 2,92 € et non 50 % ...


 
Blédina s'associe à des MDD Intermarché
Source : dépliant Intermarché - 6 au 17 novembre 2007
Dans cette offre "trade" très classique d'Intermarché (jeu téléphone à instant gagnant), Blédina s'associe à deux MDD Intermarché Labell  et via Baby, complémentaires dans l'univers de l'enfant. A gagner des lots, semble-t-il, offerts par des partenaires : 1 séjour thalasso "maman/béné",, des chaises hautes Babideal et des doudous Pommette.
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L'opération est en effet très classique et construite de façon logique avec une thématique enfant bien développée.
Reste le problème de fond: une marque nationale doit-elle s'associer à des MDD et leur donner ainsi un statut de marque ?
Par ailleurs, la marque nationale, probablement seule contributrice, ne doit-elle pas obtenir la place principale dans la communication ? Ce n'est pas le cas ici où la marque n'est même pas citée et où les produits son peu visibles ....


 
Nestlé s'offre 6 pages dans le dépliant Carrefour
Source : dépliant Carrefour - 14 au 24 novembre 2007
Nestlé s'offre un véritable cahier dans ce dépliant, décliné par catégories. L''ensemble est rendu cohérent par l'utilisation d'un fond saumon spécifique et un bandeau intégrant un logo "affaires de goût Nestlé" et un petit jeu avec 10 cours de cuisine à gagner.
A noter que Procter suit la même démarche mais seulement sur 2 1/2 pages ("affaires de propreté" et "affaires de beauté et bébé"
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La marque bénéficie ainsi d'une vraie présence dans le dépliant, tout en restant dans la structure d'offre Carrefour, avec notamment des lots virtuels  "2ème à 1/2 prix".


 
Panzani offre des dotations italiennes
Source : dépliant Carrefour - 31 octobre au 10 novembre
Jeu téléphone sur la gamme Panzani, communiqué on-pack. Le consommateur a le choix entre cinq dotations différentes : 20 stages de pilotage, 20 scooters, 20 semaines à Capri en famille, 20 virées shopping à Rome, 20 week-end à Venise. Le joueur doit d'abord choisir sa dotation avant de répondre à trois questions.
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L'originalité de cette opération réside dans le choix entre cinq dotations à forte évocation italienne et s'adaptant à différentes cibles : familles (Capri), couples (Venise), jeune femme solo (Rome), jeune (scooter), homme jeune (stage de pilotage).
Ce choix de dotations devrait permettre de faciliter la participation mais fait perdre en clarté ...
Le thème de l'Italie apparait pertinent pour une marque parfaitement française mais vendant des produits italiens .... Mais Panzani est surtout une marque de produits bon marché visant les familles ...


 
Leclerc fait la promotion des produits portugais
Source : dépliant Leclerc  "Spécial Portugal" - 31 octobre au 6 novembre 2007
Dans ce dépliant spécial Portugal diffusé en région parisienne, la société Agribéria organise un jeu magasin, avec à gagner un week-end au Portugal et 20 repas pour deux personnes au restaurant de la Tour de Belem, qui se situe près d'Orléans ! (siège de la société ...)
 
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Les gagnants ne feront sans doute pas le voyage pour des repas d'une valeur commerciale de 24,90 € ! A noter aussi le manque de précision concernant le week-end et aussi une faute d'orthographe (bulletin de participation)