HighCo Data publie un "focus promo"
Source : directe - mai 2010
HighCo Data a fait réaliser par l'IFOP une étude intéressante sur les consommateurs et les promotions. Cette étude est accompagnée par une réflexion sur les perspectives de la discipline.
Quelles sont les informations clés de cette étude ?
7 français sur 10 sont inquiets quant à la baisse de leur pouvoir d'achat (71 %) et six sur dix trouvent que leur pouvoir d'achat a diminué (59 %)
81 % déclarent avoir restreint leurs dépenses, principalement leurs dépenses exceptionnelles.
Sans surprises la promotion idéale est celle qui offre un réel avantage financier (82 %), immédiate en caisse (74 %), facile à utiliser (57 %).
Les coupons sont conservés massivement (88 %). 86 % des personnes interrogées se disent influencées par la distribution de coupons en magasin.
Le shopper est très influencé par la visibilité de l'offre : 70 % consultent les offres sur prospectus, 63 % privilégient les produits en promotion dans les rayons.
Une étude a parallèlement été menée auprès de 300 industriels clients.
49 % des industriels disent avoir davantage recouru à la promotion en 2009, 12 % seulement moins.
L'usage de la promotion est avant tout concurrentiel (70 %), mais aussi relationnel (38 %).
Pour 75 %, la promotion a été un soutien pour maintenir ou gagner des parts de marché. Pour 64 %, un moyen pour soutenir le lancement d'innovations. 67 % ont privilégié des actions promotionnelles de masse.
En 2009, les émissions de coupon ont été en baisse (- 9,5 %). Plus de campagnes (+ 13 %), mais moins de coupons diffusés (-20 %, avec une moyenne de 162 000). Le volume compensé par highco est en hausse : + 13,5 % à 185 M). Les campagnes in-store prennent largement le dessus (87 % vs 79 % en 2008).
Faut-il revenir aux basics : actions en points de vente, promotions financières faciles à comprendre et impactantes ? ou jouer la carte du dématérialisé : jeux internet ou SMS, application IPhone, au risque de détourner de votre marque les consommateurs soucieux de préserver leur pouvoir d'achat et allergiques aux nouvelles technologies ?
Et si la combinaison des deux options était la solution ? 2010 serait le début de l'ère de la convergence.
Décryptage promo

Il est indispensable de prendre connaissance de cette étude très complète et intéressante. Une certitude : les mécanismes financiers restent au centre des stratégies promotionnelles. Le coupon reste un des seuls moyens pour les marques de garder une certaine indépendance vis à vis des contraintes de distribution. Les nouvelles technologies fondées sur la dématérialisation constituent une formidable opportunité pour les marques de renforcer cette liberté. Encore faut-il que les applications soient peu coûteuses et faciles à comprendre et à utiliser.
Demander le focus promo directement à Christelle Alexandre c.alexandre@highco-data.fr


 

 
La PLV en chute en 2009
Source : Popai - mars 2010

En 2009, la PLV est durement touchée (-11,8%) dans la crise générale du marché de la communication (-9%).

Les perspectives 2010 sont prudentes et les acteurs anticipent une année de stabilisation à bas niveau d’activité .

Ces résultats correspondent à un double effet : la réduction drastique des dépenses de communication des annonceurs associée à la volonté de maintenir un pression publicitaire importante.

Décryptage promo

Des transferts inter moyens de communication se font vers les moins « coûteux ».

A l’intérieur d’un moyen les prestations deviennent moins sophistiquées

La cosmétologie, fondamentale pour la PLV a durement plombé l’année, des signes de redémarrage sont toutefois visibles sur ce marché.

Compte tenu de ce dernier point, le marché de la PLV semble se resserrer sur le marché intérieur.
On peut espérer qu'à moyen terme, le développement de l'intérêt pour les opérations de théâtralisation ou plutôt de scénarisation de marque ainsi que l'impact des nouvelles technologies (écrans, etc.) redonne du souffle à ce marché.


 

Les annonceurs face au marketing participatif et mobile
Source : baromètre UDA/OpinionWay 2010 de l'e-marketing – mars 2010

 L'enquête révèle l'enthousiasme des annonceurs pour les actions de marketing collaboratif désireux de placer le consommateur au centre des dispositifs et leur percée - et intentions - sur le marché du marketing mobile. Comme en 2009, la complémentarité des canaux reste un axe stratégique pour les annonceurs avec une intégration du on-line plus marquée - toujours motivée par des raisons budgétaires - qui se matérialise le plus souvent par l'e-mailing même si son utilisation tend à régresser au profit de l'e-newsletter.

Le marketing participatif
Ce sont surtout les actions online de type collaboratif qui intéressent les annonceurs, faisant fi des doutes qui pouvaient jusqu'alors les habiter. Déjà plus de la moitié (51% exactement) sont présents sur les réseaux sociaux ! Et à l'avenir, la parole sera largement donnée aux consommateurs au travers de l'explosion des blogs, mini-sondages, plateforme d'échange communautaires qui, en sus des réseaux sociaux, seront mis en œuvre par près d'un annonceur sur deux ! Car pour 80% des annonceurs qui les utilisent ou qui comptent les utiliser, ces outils leur donnent le moyen de développer leur complicité avec le consommateur et de mieux le comprendre.

Le marketing mobile
Déjà utilisé par 16% des annonceurs en complément du on ou du off-line notamment sur des cibles jeunes et/ou fidèles, le marketing mobile devrait voir son exploitation tripler comme le prévoient 47% des répondants.

Ceux qui le pratiquent déjà réalisent pour la plupart des opérations par SMS (80%) ; les applications mobiles devraient constituer la plus grande marge de progression (de 37% à 67%) au détriment des sites mobile annoncés en recul (de 70% à 52%).

Les grandes tendances
Aujourd'hui près de 9 annonceurs sur 10 ont intégré les actions on-line dans leur stratégie de communication et 19% d'entre eux ont choisi de les mener en exclusivité (pure players), un taux en forte progression par rapport à 2009 (11%). Cependant, les annonceurs préfèrent déployer des stratégies multicanales on/off/mobile, la mixité se faisant principalement entre les canaux on-line et off-line qui représentent 56% du total. C'est la complémentarité des canaux plutôt que la substitution qui continue à être largement privilégiée par 90% des annonceurs (vs 87% en 2008 et 2009).

Sans surprise, 92% des annonceurs qui privilégient le on-line dans leurs actions de communication le font pour des raisons de coût. Loin derrière (58%), la simplicité et la rapidité de mise en place des opérations on-line arrivent en deuxième position. A la différence de l'an dernier, d'autres critères de choix comme "répond aux exigences de développement durable", l'efficacité, le meilleur ciblage ou la plus grande créativité n'émergent plus comme arguments de poids dès lors que la question impose une priorisation des réponses.

Les annonceurs préconisent le on-line pour la fidélisation et l'envoi d'e-newsletter ainsi que pour les envois massifs. Le off-line reste le canal de choix pour un envoi de catalogue. Le on-line et le off-line sont utilisés indifféremment auprès des consommateurs à fort potentiel et pour les envois personnalisés. Sur une cible de clients fidèles, tous les canaux sont exploités.  

L'e-newsletter en voie de se substituer à l'e-mailing ?
Parmi les outils mis en place sur le web, l'e-mailing reste l'outil privilégié avec 89% d'acteurs. Mais l'e-newsletter rattrape progressivement son retard, atteignant 78% (+7 points vs 2009) pour, à l'avenir, être au coude à coude de l'e-mailing (79% vs 80%). Rappelons que l'e-newsletter permet de véhiculer un contenu beaucoup plus riche en offrant un large espace informatif tout en véhiculant plus d'émotions (images, vidéos...) que l'e-mailing. L'usage de ce dernier semble revu à la baisse dans le futur, en raison certainement des problèmes de délivrabilité et d'ouverture des mails (saturation des internautes), au profit d'autres outils moins intrusifs comme les catalogues, les sites web consommateur ou les services offerts de type "pull" (flux RSS, widget, podcast...), le tout devant progresser de façon à concerner près d'un annonceur sur quatre.


 
Les marques trop intrusives sur internet ?
Source : News Stratégies - 17 septembre - Etude Eto/marlet Audit 

Le sentiment d'intrusion est en augmentation en 2009, atteignant 40% de la population, contre 29% en 2008. Cette dégradation va de pair avec un renforcement du sentiment de ne pas être suffisamment informé sur les droits à la protection des données personnelles (66% en 2009 contre 61% en 2008). Les gens ont l'impression que les données collectées par les marques visent à les manipuler et à abuser de leur confiance.

L'étude rappelle que tous les outils de communication ne sont pas appréciés et que certains dérangent vraiment. S'ils ne rechignent pas à recevoir des bons de réduction ou des offres grâce à leur carte de fidélité (une note de plus de 6 sur 10 est attribuée à ces modes de communication), les consommateurs rejettent de plus en plus le démarchage publicitaire par le téléphone (note de 1,3 sur 10) ou par SMS (2,3 sur 10). Les courriels publicitaires et la publicité sur les réseaux sociaux (3 sur 10) sont également mal vus. Les spots radio et TV passent, eux, le cap du 4 sur 10. Les spams sont une «véritable pollution» pour 91% des internautes, qui pensent également à 75% que «laisser des informations sur le Web est dangereux».

Cette méfiance se manifeste également par la monétisation de l'information donnée. «Il y a encore trois ans, les consommateurs accordaient de l'importance à la reconnaissance des marques par le biais de services personnalisés ou d'invitation à des événements.» Aujourd'hui, en guise de remerciement, ils veulent de l'argent, des bons d'achat ou des chèques fidélité (à 85%), une offre de réduction (60%), voire un cadeau (34%) mais se moquent des invitations à un événement (8%).

Au final, un bon quart des consommateurs dits vigilants et réceptifs (27% de la population interrogée), qui ont un large sentiment d'intrusion et sont insatisfaits de la communication des marques, serait les plus susceptibles, selon ce baromètre, de basculer brutalement dans le rejet total s'ils se sentaient trompés. Davantage que les distants (49%) et les hermétiques (23%), qui ont déjà un certain recul.

Décryptage promo

Les sentiments d'intrusion et de manipulation progressent donc fortement, avec un danger réel de bascule vers un rejet des nouveaux modes de communication digitaux. en fait les internautes veulent une relation équilibrée : d'accord pour donner des informations, si elles ne sont pas trop sensibles, mais ils veulent obtenir des contreparties sonnantes et trébuchantes ....passant par des techniques promotionnelles.
Il ne peut donc y avoir de relation sans reconnaissance matérielle ou symbolique.


 
Les prospectus toujours plébiscités
Source : LSA - 3 avril 2009 - étude 2008 TNS Sofres - Mediapost
Cette étude réalisé à intervalles réguliers, et la dernière fois en 2005, montre une grande constance dans les appréciations positives du média imprimé sans adresse. Et ce malgré des préoccupations plus écologiques et un meilleur accès à l'information dématérialisée. Ainsi, seulement 5 à 6 % des français utilisent le macaron Stop pub, pourtant bien connu et disponible. 81 % préfèrent toujours recevoir les ISA en format papier (88 % pour un catalogue).
La caractéristique de l'ISA est en fait son caractère non intrusif. Le français fait d'abord un tri. 7 secondes pour décider de conserver ou jeter l'imprimé. En moyenne 4 ISA sur 7 sont ramenés au foyer. 90 % des foyers récupèrent leurs courriers publicitaires tous les jours et 82 % trouvent cela agréable !
Le niveau de lecture est important et rapide. 86 % lisent les ISA le jour même. 71 % les relisent ! Et ils circulent dans le foyer pour 57 %. Bien sûr 65 % des français lisent plus particulièrement les ISA des magasins proches de chez eux.
Le taux d'agrément est très élevé  : 57 % en moyenne, mais 70 % dans l'alimentaire, avec il est vrai des écarts de 1 à 10.
L'efficacité est également élevée : 74 % des sondés déclarent s'être déplacés en magasin suite à la réception d'un ISA et 68 % ont réalisé un achat.  Et évolution intéressante, ces scores sont en progression de 6 %. Ils dépassent 80 % lorsque les envois sont accompagnés de BR ou d'échantillons.
L'attribution est forte dans l'alimentaire, 73 %.
Pour Florian Grill de Cospirit, spécialiste des post-tests, les erreurs à éviter sont : oublier de rappeler le nom de l'enseigne dans les pages intérieures, la superposition de top d'offres ou de mécaniques promotionnelles ou négliger la 4ème de couverture.
Décryptage promo

L'étude est intéressante en ce qu'elle montre la solidité du média ISA, malgré l'annonce permanente de menaces telles que l'écotaxe, l'augmentation des coûts de distribution, les Stop Pub, la pub d'enseigne à la TV, les nouveaux médias interactifs.... En fait le support papier, concret, facile à lire, disponible, reste plébiscité. Ce qui peut nous interpeler sur une tendance générale à la dématérialisation des supports.
L'efficacité, en fait peu contestée par les utilisateurs, doit être nuancée et interprétée : le déplacement en magasin, suite à la réception d'un ISA concerne sans doute plus des produits d'équipement que des PGC. Mais les opérations promotionnelles fortes de création de trafic ont sans doute leur place. Il serait intéressant d'analyser ce point. On peut toutefois remarquer que s'être déplacé au moins une fois n'a rien d'extraordinaire et que ceci n'est en rien un gage d'efficacité stratégique mais seulement d'une aptitude à faire zapper ....
Le prospectus d'enseigne, le catalogue comme l'appellent souvent les clients, a d'autres fonctions sans doute plus fondamentales. C'est un outil de positionnement (assortiment, prix, promotions, etc.) qui va permettre de générer une image, surtout si l'on considère sa puissance, sa couverture sur cible et son niveau de répétition élevé. Mais c'est aussi un véritable outil de relation, un lien entre l'enseigne et ses clients. On ne peut pas en dire autant d'outils dématérialisés plus modernes mais ayant des performances médias très médiocres, au moins sur les cibles familiales.


 
Le field marketing résiste à la crise en 2008
Source : newsletter Sorap (syndicat professionnel du marketing terrain)
Les statistiques donnés par le SORAP, syndicat de la profession, sont tout à fait représentatives puisque ses membres réalisent plus de 80% du chiffre d’affaires de la profession, emploient 1 200 collaborateurs permanents et font appel à plus de 45 000 intervenants terrain.
Pour l’année 2008, le poids de l’ensemble des 28 membres du SORAP s’élève à 286,5 M€, contre 290,8 M€ en 2007, soit une baisse limitée à 1,45%.
L’animation commerciale reste la première activité de l’action commerciale et marketing terrain avec 47% de l’activité totale.
L’externalisation de forces de vente connaît une progression significative de + 5,5%.
Le merchandising et la pose de PLV voient également leur activité progresser très significativement de 15 % en 2008.
L’activité Télémarketing et télévente sur la même période voit baisser son CA de - 4,7 %.
Les autres activités (visites mystères, audits commerciaux, évènementiel, roadshow, hôtesses, street, etc.) ont bénéficié en 2008 une forte croissance en faisant un bond de + 26%.
Décryptage promo

L'animation commerciale reste bien un point fort du field marketing mais est une activité plutôt en baisse, de l'ordre de 10 % selon certains recoupements (le Sorap ne donne pas directement ce chiffre, avec une pudeur selon nous bien inutile).
Il serait intéressant de pousser un peu plus loin l'analyse. La baisse est en partie liée à la baisse des produits techno qui par nature nécessitent des démonstrations. Surtout, la manque de dynamique du marché, et ce depuis plusieurs années, peut s'expliquer par la pression des enseignes sur les budgets commerciaux des marques pour financer les NIP. L'évolution globale cache aussi des mutations dans la nature des animations : moins d'animations commerciales (soutien de la demande), plus d'animations marketing (recrutement notamment).
Comment vont évoluer les animations dans un contexte de crise mais aussi d'application de la LME ? La crise va bien sûr exercer une pression à la baisse sur l'ensemble des budgets de communication, mais avec des processus d'arbitrage plutôt favorables aux actions en magasin, directement générateurs de CA. Après un effet rapide de baisse sur les prix, la LME va avoir un effet stratégique, à savoir le retour à un système de concurrence entre enseignes, pas seulement par les prix, mais surtout par les positionnements.
Ceci passera par des nouveaux systèmes collaboratifs entre marques et enseignes, dans des philosophies de trade-marketing et de category-management. Et aussi par la création de nouveaux événements promotionnels spécifiques. Ceci devrait être favorable, selon nous, à la mise en place de nouvelles opérations en magasin à objectifs marketing et bien sûr au recours à des animations de vente. Mais aussi, plus généralement, à toutes les activités de field-marketing.
Dans cette approche plus orientée marketing, ce seront les sociétés structurées et nationales qui pourront tirer leur épingle du jeu.


 
Les français en crise de confiance sur les prix
Source : LSA - 7 mai 2009 - Etude Credoc
L'étude du Credoc, réalisée en septembre 2008, montre une très forte méfiance vis à vis des prix et surtout un certain consensus autour de leur exagération, en raison notamment des marges des distributeurs. Notons toutefois que l'étude ne portait pas de façon spécifique sur les circuits alimentaires. Egalement que l'étude a été réalisée au pire moment, en pleine hausses des produits alimentaires.
Ainsi 70 % des sondés estiment que les grosses augmentations de prix alimentaires de 2008 étaient injustes ou totalement injustes.
Les marges des distributeurs sont jugées raisonnables par seulement 16 % des sondés, mais importantes par 47 % et surtout excessives par 32% ! Ils estiment que sur un chariot de 100 €, la marge s'élève à 31 €, une fois les frais couverts.
La méfiance s'exerce surtout sur les prix des grandes marques qui ne sont considérés comme justes que par 30 % de l'échantillon vs 80 % pour les MDD.
Intéressant également le jugement porté sur les "bogof". 65 % des sondés pensent que c'est une bonne affaire (mais tout de même 35 % pensent le contraire). 72 % se demandent si le prix habituel est un prix juste, 67 % s'interrogent sur le niveau de marges pratiqué habituellement sur le produit concerné et seulement 47 % considèrent que le distributeur fait un geste en faveur du pouvoir d'achat de ses clients.
Décryptage promo

Il existe une réelle crise de confiance sur la justesse (faudrait-il dire justice) des prix .... Les distributeurs sont concernés comme les marques, même si leurs rôles spécifiques dans la formation des prix ne semblent pas toujours bien compris. Pour les consommateurs, tout semble prétexte à l'augmentation des marges : l'euro, l'augmentation des matières premières, les dispositions législatives, etc. Avec un véritable fantasme sur le niveau de marges réalisées. Le distributeur apparait comme un profiteur de crise. Et tout effort sur les prix, notamment en promotion, n'apparait que comme une compensation partielle à toutes ces dérives réelles ou supposées.
Comment rétablir la confiance dans les prix ?
D'aucuns prônent l'EDLP, solution intellectuellement séduisante mais partielle et bien difficile à appliquer. Les shoppers sont en effet habitués à la promotion et comprennent plutôt bien son rôle, même si ses formes les plus agressives sont facteur de méfiance.
L'image prix s'appuie d'abord sur l'assortiment proposé : aujourd'hui,  il y a un décalage croissant entre les prix de l'offre et ceux de la demande. D'où des efforts à faire par les enseignes, mais aussi par les marques pour en finir avec la "premiumisation" systématique, sans réel ajout de valeur.
Il faut aussi bien sûr en finir avec la promotion dévoyée, c'est à dire la promotion utilisée pour se donner une image de prix bas et revenir aux fonctions stratégiques de la promotion : recruter, fidéliser, retenir, augmenter la fréquence d'achat, le taux de nourriture, développer les usages, stocker, faire circuler dans les gammes ou les assortiments, etc.


 
Comment les shoppers s'adaptent à la crise
Source : LSA - 12 mars 2009 - Etude Ipsos
L'étude réalisée par Ipsos dans les grands pays occidentaux est claire : les shoppers vont acheter plus souvent des produits en promotion, des marques de distributeurs et des marques de hard-discount .... Au détriment d'achat de grandes marques, même si celles-ci disposent encore d'un socle solide (58 % autant et même 14 % plus).
Mais ceci cache un certain nombre de disparités catégorielles. Les catégories les plus visées sont celles réputés comme médiocres pour la santé. Ceci se faisant au bénéfice des fruits et légumes du bio ou de l'éthique. Par ailleurs, le même shopper peut réagir différemment selon les catégories, en fonction bine sûr de l'apport réel de la marque par rapport aux marques distributeurs et hard-discount.
 

Dans les trois prochains mois, pensez -vous acheter des ...

  produits en promotion grandes
marques
marques de distributeurs  marques de
hard-discount
  France Total France Total France Total France Total
plus souvent 66 % 57 % 14 % 11 % 34 % 30 % 45 % 36 %
autant 33 % 41 % 58 % 62 % 60 % 64 % 48 % 58 %
moins souvent 1 % 2 % 28 % 27 % 6 % 6 % 7 % 6 %
Etude Ipsos - janvier 2009 - France, Allemagne, Italie, Espagne, Grande-Bretagne et Etats-Unis
Décryptage promo

Première évidence : la promotion des ventes est un des moyens à disposition des marques pour résister à la montée des marques distributeurs et hard-discount .... Mais si les marques multiplient des opérations de cassage de prix, c'est la rentabilité des entreprises qui va être mise en cause et aussi la crédibilité des marques
Deuxième évidence : Si les marques ont une vraie valeur et/ou elles ont su maintenir des propositions raisonnables, elles résistent mieux. Au delà donc de stratégies de repositionnement à effets lents, les marques ont la possibilité de se redonner de la valeur en développant des promotions qui ont du sens. Et du sens lié aux préoccupations d'aujourd'hui : l'alimentation saine, le développement durable, la solidarité, le co-développement etc.


 
Les annonceurs face à la crise
Source : Stratégies - 2 avril 2009 - Etudes UDA - TNS Sofres
Trois études faites récemment auprès des annonceurs par l'UDA  montrent des évolutions intéressantes sur les stratégies de communication. 80 % des annonceurs pensent que leur entreprise devrait pâtir de la crise. 60 % déclarent donc réduire leur budget cette année. Les médias les plus touchés seraient par ordre décroissant : la PQR, les magazines, l'affichage, la radio et la TV. Jusqu'ici rien  de très étonnant, sinon la dernière position de la TV.
Plus intéressante est la prise de conscience de la nécessité d'innover en termes de stratégie média (60 % également). Pas seulement dans les domaines aux retours sur investissement rapides comme la promotion ou la relation client, mais aussi sur les stratégies de distribution et de positionnement de marque. Côté supports, l'innovation passe prioritairement par la combinaison des moyens médias et hors-médias. La communication ne peut plus faire l'impasse sur une réflexion de fond sur le choix des supports et des contenus (en ligne, hors-ligne et mobile).
Décryptage promo

Ces études ne sont pas inintéressantes  en ce qu'elles montrent que la crise pourrait être un facteur d'accélération de processus en cours, déjà largement mis en œuvre par de nombreux professionnels. Il faut toutefois noter que les "annonceurs" interrogés sont le plus souvent des responsables de communication ou médias de grosses entreprises qui reproduisent des modes de raisonnement traditionnels, fortement influencé pas les lobbies des médias. Ainsi la combinaison des moyens médias et hors-médias est une tarte à la crème qui reflète la volonté des groupes de communication de contrôler tous les investissements de communication, tout en maintenant la domination des schémas publicitaires traditionnels. Aujourd'hui, la problématique des marques n'est pas de faire un peu de "on-line" en plus des moyens traditionnels (curieusement baptisés "off-line", alors qu'ils restent très dominants). Elle doit être de trouver des nouveaux modes de relation originaux et exclusifs avec leurs consommateurs et qui seront développés dans de nouvelles stratégies médias. Celle-ci devront partir du problème de communication posé et des points de contacts privilégiés de la marque pour développer une combinaison de mass-médias, de médias expérientiels et de médias points de vente. Des exemples ? le coaching de Spécial K, On vote tous pour Danette ....
Dans ces dispositifs doivent intervenir bien sûr des modes d'action promotionnels, mais aussi un mode de réflexion habituel en promotion des ventes, à savoir quelle proposition peut générer des changements de comportement du consommateur ....


 

 
Des hypermarchés moins fréquentés
Source : LSA 23 octobre 2008 - Etude Cio Survey septembre 2008
En déclaratif, les consommateurs déclarent plutôt moins fréquenter les hypermarchés (moins souvent : 32,1 % vs plus souvent : 8,9 %). Ce n'est pas une arbitrage drastique, mais une inflexion de fréquentation. Cette modification d'habitudes d'achat est due principalement à une perception de prix trop élevés et aussi à une image tentatrice. A noter aussi les facteurs éloignement, prix de l'essence, taille, mais, somme toute, moins déterminant que ce que l'on aurait pu imaginer. Les transferts se font essentiellement vers le hard-discount.

Actuellement, faîtes-vous vos courses en hypermarché ...

Aussi souvent qu'avant 58,5 %
Plus souvent qu'avant 8,9 %
Un peu moins souvent qu'avant 20,5 % 32, 1 %
Moins souvent qu'avant 20,5 %
Beaucoup moins souvent qu'avant 2,8 %
Je ne fréquente jamais les hypermarchés 0,5 %

Pour quelle raison avez-vous modifié vos habitudes d'achat dans les hypers ?

Ils sont trop chers 34 %
Ils sont trop éloignés 9,8 %
Cela coute trop cher en essence 11 %
Ils sont trop grands 9,3 %
Il y a trop de choix 2,1 %
Il y a trop de tentations 16 %
Autres raisons diverses 17,9 %

Dans quels types de magasins achetez-vous maintenant ce que vous n'achetez plus en hypers ?

Dans le hard-discount 63.3 %
En supermarchés 38,4 %
Sur les marchés ou dans les épiceries 21,1 %
Sur Internet 17,9 %
Dans les superettes 10,3 %
Autres 2,3 %
Décryptage promo

Les explications conjoncturelles de la désaffection liées à l'éloignement et au prix de l'essence, voire à la taille (argument avancé pour les Carrefour) ne sont pas les plus pertinentes. Il y a dans ces circuits, sinon un véritable problème de prix, un problème de perception de prix élevé. Ceci est du à un assortiment pléthorique qui fait la part belle aux produits premium. Si le shopper achète finalement le produit de marque standard, la MDD ou le premier prix, il n'en développe pas moins une frustration vis à vis du prix moyen de l'offre. On peut aussi se poser la question de la pertinence des lots virtuels et des prix cagnottés qui ne modifient pas l'affichage du prix habituel. Pour le shopper, la promotion NIP n'est sans doute plus un élément constitutif de l'image prix ....


 
Des évolutions dans les images prix des enseignes
Source : LSA - 30 octobre 2008 - TNS Sofres
La déréglementation des prix semble provoquer des premiers effets en termes d'image des enseignes. Si Leclerc et le Hard-discount restent à des soldes positifs élevés, Carrefour décroche après pourtant une amélioration en 2007. Et Géant, Cora, Casino et Monoprix continuent à voir leur perception se détériorer. Ce qui correspond bien à la réalité de l'évolution des prix constatée par ailleurs.
Parmi les hypermarchés, c'est Leclerc qui s'avère l'enseigne la mieux évaluée sur les prix et sur les promotions et qui se rapproche de Carrefour sur le cartes de fidélité. A noter que le niveau de perception prix est comparable à celui du hard-discount, ce qui n'est pas une mince performance. Chez les supermarchés, c'est Système U qui tient le haut du pavé, seulement dépassé par Intermarché sur les prix. A noter les divergences croissantes de Monoprix qui ne fait plus le même métier.

Soldes d'opinons positives et négatives

  les prix les plus intéressants les promotions les plus intéressantes  les cartes de fidélité
les plus attractives
  2006 2007 2008 2006 2007 2008 2006 2007 2008
Auchan + 10,5 + 11,5 + 8,5 + 29,5 + 31 + 29 + 14,5 + 15 + 20,5
Carrefour + 2 + 5,5 - 0,5 + 26 + 26,5 + 23,5 + 28,5 + 27 + 26
Cora - 15,5 - 17 - 20 + 6,5 + 7 + 4,5 + 6,5 + 7 + 5
Géant - 12 - 11,5 - 16 + 4 + 4,5 + 4 + 8,5 + 10,5 + 9
Leclerc + 28 + 28 + 27 + 30 + 32,5 + 33 + 20 + 23 + 24
Intermarché + 10 + 10 + 9,5 + 9,5 + 10,5 + 11,5 + 11 + 11 + 11,5
Champion - 4,5 - 3 - 5,5 + 0,5 + 1 - 0,5 + 12,5 + 8 + 2,5
Système U + 5 + 6,5 + 5,5 + 14,5 + 13,5 + 15,5 + 23 + 22 + 22
Casino - 8,5 - 7,5 - 13,5 0 - 1,5 - 3,5 + 1,5 + 7,5 + 4
Match - 10 - 14 - 11,5 - 4 - 3,5 - 3,5 + 7,5 + 6 + 10
Monoprix - 27,5 - 29,5 - 34 - 18 - 17 - 20,5 - 5 - 6,5 - 7
Ed + 27 + 26 + 21,5 + 1,5 + 1,5 + 0,5      
Lidl + 21 + 20,5 + 23,5 + 6 + 5 + 5,5      
Aldi + 19,5 + 20 + 21 + 3,5 + 2,5 + 3,5      
Leader Price + 30,5 + 28 + 30,5 + 1,5 + 2 + 4,5      
Décryptage promo

L'image promo est très liée à ses seuls aspects transactionnels, notamment à l'intensité des actions NIP mises en œuvre (lot virtuels, cartes cagnottes) et aussi à la puissance de communication. Mais c'est vrai aussi des cartes dites de fidélité. En effet, ces dernières sont plutôt des cartes de "rétention" dont la perception est liée aux bénéfices économiques reçus et non au système relationnel mis en place. Ainsi Carrefour est très bien évalué dans ce domaine en raison d'une perception élevée des avantages financiers accordés. Cette perception étant due pour une large part à la concrétisation des ces avantages en chèque fidélité.


 
Comment les français serrent leurs budgets
Source : LSA  - 11 septembre 2008 - Analyse TNS WorldPanel
Pour 61 % des français, le pouvoir d'achat est devenu la première préoccupation devant le chômage. En un an, la taux d'inflation constaté par IRI France a été de 4, 7 %. Comment les français se sont-ils adaptés ? La première réponse a été de moins acheter (- 0,7 % au premier semestre 2008). Pas nécessairement moins consommer, mais faire la chasse au gaspillage, écluser les stocks .... La catégorie la plus touchée est ainsi celle de l'entretien, en baisse de 5 % en volume. En revanche les foyers continuent à acheter des produits basiques, même avec une forte inflation.  Ainsi la farine a augmenté ses ventes en volume de 9 % malgré une hausse des prix de 17 %.
Seconde stratégie acheter moins cher. D'abord en changeant de magasins, notamment le hard-discount qui continue sa progression. Ensuite en changeant de marques, en faveur des MDD et premier prix. Enfin en achetant des produits plus basiques, mois onéreux. Cependant les français 'du moins certains d'entre eux, sont toujours prêts à payer plus si le produit a un réel avantage compétitif.
Décryptage promo

La promotion des ventes, non évoquée dans l'étude, est-elle un autre moyen d'acheter moins cher ? Oui, bien sûr si l'on considère les comportements individuels. Mais ce n'est pas un moyen nouveau et 2008 marque précisément un léger recul de la promotion, notamment sur les marques nationales. Mais ceci est plus du à une offre des enseignes moins percutante que par une baisse d'intérêt des consommateurs.
On peut toutefois noter que certaines formes de promotion, notamment les lots, classiques ou virtuels, ou les formats promotionnels trouvent leurs limites dans des exigences de volumes et donc d'avances de trésorerie adaptés aux seuls foyers avec enfants et relativement aisés.


 
Tous les hypermarchés perdent des clients
Source : LSA - 11 septembre 2008 - Référenseigne expert 2008
Le premier semestre 2008 est marqué par un phénomène clair, les français retrouvent le chemin des points de vente de proximité, notamment du Hard Discount, mais pas seulement. Les supermarchés progressent ou résistent mieux. Le prix du carburant en, est une des explications.
C'est Système U qui progresse le mieux, prolongeant ainsi des tendances existantes. Mais également Casino, ce qui est une vrai retournement de tendance mais s'explique par un travail sur les prix et les MDD.
Pénétration des enseignes et évolution
Hypermarchés Supermarchés Hard-discount
Leclerc 53,3 % - 0,7 pt Intermarché 46,8 % - 0,5 pt Lidl 45,5 % + 3,2 pts
Carrefour 51,3 % - 0,5 pt Champion 33,4 % - 0,2 pt Leader Price 25,4 % -0,4 pt
Auchan 34,6 % - 0,1 pt Système U 30,5 % + 1,5 pt Aldi 21,9 % + 0,5 pt
Géant 18,7 % - 0,8 pt Atac 18, 0 % - 1,0 pt Ed 21,8 % 0
Cora 14,4 % - 0,4 pt Casino 15,9 % + 0,7 pt Netto 14,7 % 0
      Monoprix 15,7 % + 0,2 pt      
      Match 4,6 % 0      
Total hypers 92,6 % - 0,6 pt       Total HD 71,1 % + 1,9
Décryptage promo

Si toutes les enseignes d'hypermarchés perdent des clients, le circuit hypermarché dans son ensemble en perd aussi mais pas dans des proportions équivalentes : - 0,4 pts (93 % vs 92,6 %. Ce qui veut dire que les shoppers concentrent un peu mieux leurs achats sur leurs magasins principaux et évitent le vagabondage dans d'autres enseignes. Ceci étant probablement du pour une bonne part à l'inflation des carburants. Autre explication de la désaffection vis à vis des hypermarchés : ceux-ci, avec leurs nombreuses références, leurs mises en avant de produits, leurs opérations thématiques, leurs promotions, sont considérés comme tentateurs. Un système de défense est alors la fréquentation de  points de vente plus simples, hard-discount bien sûr, aussi aussi supermarchés de proximité, malgré des prix plus élevés. Ceci doit nous faire réfléchir à un risque de montée de la défiance vis à vis de la promotion dans ses aspects les plus sophistiqués. Une réponse doit être trouvée dans la simplicité, l'accessibilité et la transparence des actions


 
Un recul des promotions ?
Source : LSA - 10 juillet 2008 - Analyse Nielsen

Source : Nielsen - CAD (cumul à date) mai 2008 vs N - 1
Les chiffres confirment bien l'entrée dans une période de déconsommation, au moins pour les produits de grande consommation et le frais en libre service (PGC + FLS) et dans les GMS dans lesquels les relavés Nielsen dont réalisés.
Globalement, les ventes ont baissé de 1,6 % en volume, même si elles ont augmenté de 2,8 % en valeur. La baisse des ventes est surtout visible sur  les marques nationales (- 4,2 %) et les premiers prix (- 10,5 %). En revanche les MDD ne se sont jamais aussi bien portées (+ 4,6 % en volume, + 9,7 % en valeur).
L'analyse porte également sur les évolutions des ventes en promotions. En volume, elles baissent de 4,6 %. Là aussi, on voit une différence entre marques nationales (- 8,8 %) et les premiers prix (- 10,5 %) et les MDD standards (+ 11,3 %).
Selon Nielsen, cette baisse du CA en promotion s'expliquerait par la mise en application de la loi Chatel qui en libérant les prix, aurait rendu les promotions moins pertinentes ...
Décryptage promo

La promotion (au moins la promotion "marchande") deviendrait-elle moins pertinente ? C'est une affirmation à nuancer. En fait Nielsen argumente de la façon suivante :
- le CA promotionnel est en baisse : oui mais, somme toute, dans des proportions limitées, et intervenant après de nombreuses hausses consécutives.
- Ceci s'expliquerait par la loi Chatel et la libération partielle des prix qu'elle aurait générée : la loi Chatel n'est qu'une étape dans la libération des prix, entre loi Dutreil et LME. Or la loi Dutreil qui avait engagé le processus n'avait pas eu d'effets sur le recours à la promotion. Pire, Leclerc qui avait renoncé au ticket a corrigé le tir très rapidement face à la baisse de ses ventes.
L'élément nouveau est la hausse des prix. Celle-ci devrait rendre théoriquement plus attractives les promotions financières. Mais ce n'est pas aussi simple : les promotions relevées par les panels sont souvent des opérations jouant sur les volumes (lots virtuels pour l'essentiel) et incitant au stockage. Les foyers les plus touchés par la hausse des prix sont aussi les plus réticents à profiter de ce type de promotions.
Enfin, la baisse du CA en promo s'explique-t-elle par une limitation des actions proposées ou par la baisse de leur impact ? Nous n'avons pas ici la réponse ...


 
Les français et le combat pour le pouvoir d'achat
Source : Observatoire Landor - LSA 12 juin 2008 - Stratégies 26 juin 2008
Le cabinet de conseil Landor a créé un observatoire 'Landor families" qui suit dix familles sur tous les achats du quotidien. Interrogés quatre fois par an par des ethnologues, ces familles donnent quelques clés de compréhension des comportements d'achat et de leur évolution dans le contexte actuel.
Landor a défini quatre types de familles : les combinards, les gestionnaires, les détachés et les frustrés.
Un élément concerne les quatre types : c'est la notion de lutte, de combat pour le pouvoir d'achat, ou plus précisément de sa défense dans un contexte de stagnation des revenus et de hausse des prix. Chaque type va donc adopter une stratégie défensive jouant sur les produits, les marques, les circuits et le facteur temps.
Les combinards multiplient les astuces pour consommer à moindre prix. Ils profitent des meilleurs offres, utilisent les coupons, changent de circuits, quitte à stocker.
Les gestionnaires ont une approche raisonnée et ne cherchent pas la bonne affaire à tout prix. Ils s'appuient sur une liste de course, utilisent les incitations promotionnelles mais seulement en fonction de leurs besoins.
Les détachés veulent continuer à consommer comme auparavant. Plutôt aisés, ils sont fidèles aux marques mais n'ont pas vision statutaire de la consommation. Ils ont une sensibilité écologique.
Enfin les frustrés vivent dans la privation. Ils évitent les hypermarchés vécus comme tentateurs. Ils réduisent leur consommation superflue et renoncent souvent à acheter des produits frais. Ils achètent peu en promotion, celle-ci concernant plutôt les produits de marques nationales, plus chères et incitant au stockage.
A noter toutefois que certaines marques continuent à être achetées quels que soient les problèmes de pouvoir d'achat. Coca-Cola, Nutella, Danette, etc.
Décryptage promo

La promotion joue bien sûr un rôle central dans ces stratégies de défense du pouvoir d'achat. Directement tout d'abord, et tant que modalité de baisse de prix ponctuelle, même si elle est parfois compensée par une obligation d'achat en volume. Indirectement ensuite, par une fonction d'orientation vers de nouvelles catégories, circuits, types de marques, plus économiques.
Mais il ne faut pas se cacher que les stratégies actuelles de défense du pouvoir d'achat sont liées à des évolutions économiques encore assez peu significatives : les hausses des prix de l'énergie et des matières premières sont loin d'être terminées et d'avoir encore eu tous leurs effets ... D'une période d'adaptation des modes d'achat et de consommation, on va probablement vers une période de mutation profonde. La promotion des ventes, outil évident d'adaptation, aura-t-elle sa place dans des processus de mutation profonde ?
Ne va-t-on pas vers une réapparition du concept d'EDLP (Everyday Day Pow Price) ?. Les hypermarchés, temples de la promo tentatrice, les marques nationales, principales utilisatrices, vont-ils résister à la montée probable des MDD et des circuits "low-cost" ?
Si oui, la promotion des ventes, au moins dans sa dimension marchande, risque de voir son influence diminuer. Mais ce n'est pas aussi simple que cela. La promotion des ventes a aussi des dimensions stratégiques et relationnelles qui ont une place croissante dans les stratégies des marques et des enseignes. Or de nouveaux types de produits, de nouvelles marques, de nouvelles enseignes vont probablement émerger et avoir besoin de la promotion des ventes dans ces dimensions. Ainsi, le développement des MDD s'appuie-t-il sur une croissance de la promotion. Il ya déjà quelques temps que le hard-discount exploite des techniques promotionnelles. Ce qui est sûr, c'est que dans cette nouvelle période de mutation, la promotion des ventes va étendre son champ d'application et ne plus être réservé aux marques nationales et aux GMS !


 
Une typologie des shoppers
Source : LSA - 16 mai - Etude TNS WorldPanel
L'institut a analysé les comportement d'achat de 12 000 acheteurs sur son Panel en se concentrant sur les niveaux de dépense, le nombre de visites en magasins, le prix payé par article et le nombre d'enseignes fréquentées. Huit types d'acheteurs ont été définis sur cette base.
- Les "peu importe où" zappent beaucoup entre enseignes et fréquentent beaucoup les Hard-discount. Ce sont des célibataires et des couples de plus de 35 ans , plutôt urbains
- Les "classiques" sont dans la médiane des dépenses, fréquentent assez peu le hard-discount et plutôt les grands hypers. Ce sont des couples de plus de 35 ans.
- Les "célibataires cheap" privilégient le hard discount, zappent entre enseignes et aiment stocker.
- Les "gros pleins en hard-discount" sont surconsommateurs  et cherchent l'efficacité en achetant les mêmes produits dans le même magasin
- Les "paniers haut de gamme" dépensent beaucoup et des produits de qualité, ne planifient pas leurs courses
- Les "célibataires fidèles" zappent peu et favorisent les marques propres. Ils fréquentent peu le hard-discount et sont souvent impulsifs.
- Les "gros pleins en hyper" changent peu d'enseignes, dépensent trois fois plus que la moyenne, sont très acheteurs de marques propres. Ce sont des familles rurales ou periurbaines.
- Les "paniers carte vermeille" font beaucoup de petites visites dans des petits supermarchés.
DECRYPTAGE PROMO

Cette typologie met bien en valeur les différents types de shoppers fréquentant les points de vente et ainsi les différentes stratégies promotionnelles à mettre en œuvre pour les viser correctement. Trop souvent en effet les enseignes sont dans une approche de  moyennisation et de stratégies indifférenciées.
L'analyse des enseignes fréquentées montre aussi que chacune a des typologies de shoppers privilégiés. Le développement attendu de la concurrence, notamment avec la réforme de la loi Raffarin, devrait renforcer ce phénomène avec des enseignes de plus en plus "ciblantes".


 
L'anniversaire, un thème pertinent ?
Source : LSA 13 mars 2008
LSA a fait réaliser sur ce sujet une étude omnibus par Ciao ! Surveys (1000 consommateurs).
Elle laisse penser que ce concept est fortement approuvé :
- 58,5 % trouvent que l'anniversaire est intéressant pour le consommateur (13 % sans intérêt)
- 44 % que c'est une occasion de faire de bonnes affaires (14 % l'inverse)
- 95,6 % attendent qu'il leur soit proposé des réductions de prix, bien avant des séries limitées (17 %) ou des animations en magasin (18 %)
- 83,6 % considèrent que fêter l'anniversaire d'une marque la rend plus attrayante (15 % qu'elle lui donne un coup de vieux).
Encore faut-il distinguer les anniversaires de marques et d'enseignes. Les  premiers peuvent avoir un  sens en fonction de l'image et du positionnement de la marque. Quant aux anniversaires d'enseignes, ce ne sont que des temps forts commerciaux, toutefois souvent accompagnés d'une animation de jeu trafic. Il ne faut donc guère s'étonner que les clients les considèrent comme un temps privilégié pour faire de bonnes affaires.
DECRYPTAGE PROMO

Il faut ce méfier de ces études déclaratives qui ne font que renforcer des évidences et qui de plus généralisent des situations très diverses. Il est clair que l'anniversaire d'enseigne (pas toujours appelé anniversaire de façon  à pouvoir en faire plusieurs ...) n'est qu'un temps commercial fort avec des opérations de lots, gratuité, lots virtuels ou autres. Ce n'est ni un événement positionnant, ni une occasion de créer ou entretenir de la relation client. Quelques exceptions : l'opération historique Festimagic de Carrefour mais qui n'a pas eu de suites, ou les jeux gratuits de super U qui offre des voyages inoubliables. Les clients apprécient donc, attendent de bonnes affaires. Mais ce n'est pas une occasion de positiver l'image de l'enseigne. Ce qui est plutôt heureux .... En effet, quel bénéfice le shopper reçoit-il d'une enseigne qui fête ses 35 ans (par exemple), ce qui représente plusieurs générations de révolutions commerciales ?
La problématique de marques est différente. Tout d'abord parce que certains produits, notamment alimentaires, sont ancrés dans la tradition française et que l'ancienneté est un gage de qualité. Mais pour beaucoup de catégories, la modernité est un élément essentiel du positionnement : produits d'entretien, d'hygiène beauté, mais aussi produits  alimentaires "convenience". Le choix de fêter un anniversaire doit donc dépendre de la nature de la catégorie de produit, de la force de sa tradition, de son positionnement.
Ainsi, Lesieur est légitime (voir ci-dessous). Mais aussi Bonux, malgré sa catégorie assez techno, mais sur la base de son historique, de son image simple liée à l'enfance. Ce qui ne serait pas en revanche le cas d'Ariel ou de Skip.


 
Les consommateurs face aux prix
Source : LSA - 13 mars 2008 - étude TNS Worldpanel
TNS Worldpanel a établi une typologie tout à fait intéressante en exploitant les données de son panel consommateur (12 000 foyers).  Surprise, le poids des catégories les moins aisées a légèrement diminué en 2007, malgré la dégradation du contexte économique.
Les "le moins cher possibles" sont souvent de jeunes célibataires et les "bas prix" des familles modestes.
Les raisonnables sont surtout des familles de classes moyennes aimant la mode et les promotions et recherchant le bon rapport qualité/prix.
Les confortables sont des petits foyers seniors épicuriens et rustiques.
Les spécialisés des seniors amateurs de bio et de terroir.
Les no limit sont des consommateurs aisés qui aiment se faire plaisir et dépensent sans compter
Typologie selon les comportements
d'achat en fonction des prix
Les moins cher possible 14 % - 1 pt
Les bas prix 23 % - 1 pt
Les spécialisés 15 % =
Les raisonnables 20 % + 2 pt
Les confortables 18 % =
Les no limit 11 =
Source : TNS Worldpanel - 2007 - 12 000 foyers
Cette typologie se caractérise par des habitudes d'achat très différenciées. Les moins cher possible et les bas prix sont surreprésentés dans le hard-discount et dans les MDD et 1er prix. Les confortables et les no-limit sont plutôt attachés aux supermarchés et aux marques nationales.
Poids des circuits et des MDD
 

Poids en valeur des circuits

Poids des MDD et 1er prix (GMS + HD
HM SM HD SE
Total 52,7 32,8 13,2 1,3 39,8
Les moins cher possible 41,3 28,9 28,1  1,7 63,8
Les bas prix 49 26,5 23,9 0,6 58
Les spécialisés 46,4 40,4 10,9 2,3 36,2
Les raisonnables 60,9 29,7 8,8 0,6 36,2
Les confortables 51,5 40,3 6 2,2 28,5
Les no limit 58,1 38,2 2 1,7 18,9
Les comportements d'achat sont très différenciés selon les types de marques achetées. En revanche, tous les foyers comparent les prix, les bas prix un peu plus, les no limit un peu moins. A niveau des comportements vis à vis des promotions, les différences ne sont pas non plus très sensibles : tous les foyers acceptent de se stocker pour bénéficier d'offres sur les marques préférées. Ce sont les raisonnables qui restent toutefois les plus promophiles.
Les comportements d'achat selon la typologie (en indice)
  Compare les prix entre marques Achète des marques connues Achète d'avance sa marque préférée en promo Aime recevoir une offre promo pour de nouveaux produits
Les moins cher possible 100 71 94 85
Les bas prix 113 78 101 109
Les spécialisés 95 102 95 82
Les raisonnables 104 116 112 120
Les confortables 94 113 98 95
Les no limit 81 145 97 103
DECRYPTAGE PROMO

La promotion est un phénomène plutôt transversal qui concerne la totalité des types d'acheteurs. Son utilisation n'est pas liée directement au pouvoir d'achat. Toutefois on peut distinguer des différences dans la manière de profiter des offres promotionnelles. Ce sont les raisonnables qui en exploitent le mieux les possibilités avec des comportements d'anticipation et d'ouverture à la découverte. Les types les plus pauvres en profitent moins dans la mesure où ils achètent beaucoup de marques MDD, 1er prix et HD. Quant aux confortables et surtout les no limit, ils en bénéficient assez largement en raison de leur préférence pour les marques, même si la promotion ne constitue pas une motivation d'achat. Il y a ici effet d'aubaine.
Une stratégie promotionnelle bien pensée devrait cibler les types les plus intéressants, susceptibles de faire évoluer leurs comportements d'achat en fonction des offres proposées.


L'inflation repart sur les PGC
Source : LSA - 24 janvier 2008
Selon les données de Panel international, l'inflation des PGC est une réalité à la fin de l'année 2007. Inflation toutefois moins marquée pour les marques nationales sur lesquelles les répercussions sont plus progressives et qui sont moins affectées proportionnellement par les hausses de matière première.

Evolution de l'inflation annuelle par type de marque

  sept oct nov dec
Tous produits - 0,09 % + 0,07 % + 0,43 % + 1,42 %
Marques nationales - 2,26 % - 1,95 % - 1,66% - 0,29 %
MDD + 1,81 % + 1,62 % + 1,98 % + 2,63 %
Premiers prix + 2,26 % + 2,01 % + 2,54 % + 3,43 %
Hard-discount + 1,24 % + 1,30 % + 0,35 % + 2,05 %
Source : Panel International
Quelles sont les perspectives pour 2008 ? L'Ilec parie sur une hausse d'environ 2,5 % (à priori sur les marques nationales). Les enseignes prévoient une augmentation de l'ordre de 3 à 5 %.
Ce qui fait que les baisses envisagées suite à l'application de la loi Chatel (2,5 Mrds) vont être engloutis par les 5 Mrds représentés par les conséquences des hausses de matières premières ....
Cette inflation devient alors un argument imparable pour justifier la négociabilité des CGV !
DECRYPTAGE PROMO

Les hausses prévues ne sont tout compte fait pas considérables en regard de celles subies lors des échecs pétroliers des années 1970 .... Elles auraient pu être rapidement oubliées si elles n'entretenaient pas une polémique politique sur le pouvoir d'achat et si elles n'intervenaient pas après une période de dérive des marges arrière et de perception de hausse des prix suite au passage à l'euro. Le problème est qu'aujourd'hui, les consommateurs ont la sensation que les hausses de prix ne seront plus jamais compensées par une augmentation parallèle des revenus et qu'ils sont les perdants dans l'affectation des profits entres dividendes, investissements et masse salariale.
Quant aux conséquences sur l'activité promotionnelle, on ne peut qu'être prudent. Les enseignes vont-elles privilégier une certaine modération sur les prix ou plutôt favoriser l'activité commerciale en recourant encore plus largement aux NIP ?


 
Le nouveau paysage de la distribution alimentaire
Source : LSA - 17 janvier 2008
Le circuit des hypermarchés montre un certain dynamisme mais qui est largement du aux agrandissements de supermarchés (Intermarché, Super U et Hyper Champion). Les enseignes traditionnelles de gros hypermarchés (Carrefour, Auchan, Géant, Cora) ne connaissent en revanche aucune évolution sensible.
C'est bien  le circuit du hard-discount qui montre une réelle dynamique avec 324 nouveaux points de vente.
En termes d'enseignes, c'est Système U qui a la plus forte dynamique. Atac perd un certain nombre de points de vente en raison du passage de certains points de vente sous l'enseigne Simply Market.
L'année 2008 pourrait marquer un changement dans cette grande stabilité. les lois Royer et Raffarin devraient ainsi être remises en cause.
  Points de vente évolution surface moyenne
Hypermarchés 1566 + 68 5628 m2
Leclerc 453 + 6 5035 m2
Carrefour 224 + 3 9133 m2
Intermarché 207 + 14 3181 m2
Super U 160 + 25 2880 m2
Auchan 122 - 9870 m2
Géant Casino 112 - 7336 m2
Hyper Champion 68 + 10 3110 m2
Cora 57 - 9571 m2
Champion 50 - 4 2746 m2
Hyper U 48 + 3 4534 m2
Autres hypers 60 + 9  
Supermarchés 5204 - 33 1287 m2
Intermarché 1246 - 26 1624 m2
Champion 884 - 23 1583 m2
Super U 508 - 11 1735 m2
Shopi 452 + 4 637 m2
Casino 327 - 6 1344 m2
Atac 319 - 53 1411 m2
Franprix 292 + 1 657 m2
Ecomarché 274 + 10 727 m2
Super. Match 147 - 3 1454 m2
Autres supers 592 + 101  
Hard-discount 4192 + 324 691 m2
Lidl 1319 + 56 687 m2
Ed 867 + 47 646 m2
Aldi 765 + 77 641 m2
Leader Price 494 + 69 910 m2
Netto 358 + 33 630 m2
Autres HD 389 + 42  
DECRYPTAGE PROMO

Sur plan promotionnel, la segmentation entre hypermarchés et supermarchés perd de plus en plus de sa pertinence. Les enseignes de gros supermarchés sont devenues beaucoup plus concurrentes des hypermarchés, avec un agrandissement de leurs surfaces, le recours assez massif aux prospectus et l'utilisation de des NIP. Mais, en deçà d'une taille critique (Intermarché et  Super U), ces enseignes de supermarchés ont du mal à être vraiment concurrentielles. D'où la transformation probable des Champion en Carrefour Express et la transformation des Atac en Simply Market, enseigne que l'on pourrait qualifier de soft discount. Mouvement inverse des Géant qui reprennent une identité Casino (Géant Casino), sans que cela soit à la hauteur des problèmes du groupe. Enfin, Cora et Match, enseignes peu concurrentielles devraient prioritairement souffrir d'un accroissement de la concurrence et sans doute devenir une cible dans le cadre de mouvements de concentration.


 
A qui profite la hausse des prix ?
Source : LSA - 17 janvier 2008 - Observatoire des marges de l'Ilec
L'Ilec, l'association qui regroupe les grandes marques donne des informations très intéressantes sur les évolutions de prix depuis 1998 sur la base de son observatoire des marges.
Tout d'abord, l'évolution des prix de cession des grandes marques a été très limité sur cette période de 9 ans : seulement 5,4 % en francs courants et donc une baisse de 10,4 % en francs courants !
Ceci s'expliquerait par l'accroissement progressif de la part des distributeurs dans la valeur des produits : 26 % en 1998 et 36 % en 2007 ! Malgré la loi Dutreil, cette part a augmenté de 1 % en 2007.
Sachant que la marge moyenne d'une magasin se situe entre 20 et 25 %, cela veut-il dire que la distribution s'enrichit dans une même proportion ? C'est un peu plus compliqué .... En fait, la distribution utilise les sur-marges faites sur les grandes marques pour réduire les prix des MDD et 1er prix pour faire face au hard-discount ou compenser les faibles marges du non alimentaire. La rentabilité d'un hyper vient pour 70 % des grandes marques.
Par ailleurs, les prix des marques en France sont-ils toujours parmi les plus élevés en Europe ?
Ceci était vrai jusqu'en 2003 avec un indice de 105. Aujourd'hui, suite à certaines interventions (accords Sarkozy, circulaire et loi Dutreil), les prix sont tombés à un indice 98.
A noter sur la même période un effondrement des prix aux Pays-Bas (de 105 à 95), suite à la guerre des prix qui y a été menée. Globalement l'Allemagne reste la plus sage. L'Espagne en revanche subit une dérive inquiétante( passage de 97 à 104).
DECRYPTAGE PROMO

Les conclusions de cette analyse doivent bien sûr être reçues avec prudence, les chiffres étant fournis par les marques. Elles restent toutefois vraies pour l'essentiel. La période Galland (voulue par les marques !) a permis aux enseignes de prendre la main en disposant de marges de manœuvres financières beaucoup plus importantes. Ceci a permis l'expansion internationale, le financement des programmes de "fidélisation" et des pondérations entre types de marques permettant de se battre vis à vis d'autres circuits, notamment le HD. La démarche est logique : faire des grandes marques PGC des "vaches à lait" pour maintenir par ailleurs leurs positions plus concurrencées !
Sur les deux ou trois dernières années, incités par le nouveau cadre législatif, les enseignes ont néanmoins fait quelques efforts de baisse de prix sur les grandes marques ....
Mais comment les marques ont-elles tirées leur épingle du jeu ? : amélioration de la productivité, amélioration du mix produit (d'où phénomène d'inflation masquée) et aussi bénéfice d'une situation très favorable en termes d'évolution des prix des matières premières ...
Alors que ces derniers montent maintenant de façon très importante, des solutions pour combattre l'inflation apparaissent clairement. Tout d'abord l'amélioration de la productivité des enseignes (sous la pression de la concurrence ?) mais aussi une évolution du mix produit des marques, avec un retour sur les cœurs de marchés.
Autre point à souligner : la nécessité pour les enseignes de s'appuyer sur les grandes marques pour assurer leur rentabilité. Ce qui relativise les rodomontades de certaines quand elles affirment leur volonté de s'appuyer sur les MDD et premier prix ...